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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 09:30

C'est suite à un appel lancé sur la page facebook de Ma petite Médiathèque dans lequel je demandais quelques conseils concernant des lectures shôjo que j'ai lu River's edge.

 

Quel est le rapport entre le shôjo et River's edge ? A vraie dire il y en a aucun, ou presque. La conversation est passé du shôjo au josei et du josei à Okazaki Kyokô qu'on m'a présenté comme "la mère du josei". Une mangaka a connaître.

 

Du coup, ben je suis allée voir ce qu'elle avait écrit, parmi ses titres, le résumé de celui-ci m'a intrigué et en plus, je l'ai trouvé d'occaz. Ni une, ni deux j'ai commandé et deux jours plus tard je faisait la connaissance de Okazaki Kyokô (enfin, de son travail).

 

Une fois le manga chez moi, en l'ajoutant à ma collection sur Manga News, j'ai découvert qu'il s'agit d'un seinen. Pour mon objectif "découverte du manga pour femme" c'est raté, mais je regrette vraiment pas de l'avoir acheté.

 

river_edge.jpg

 

Résumé :

 

3 adolescents qui n'ont rien en commun vont se retrouver réuni par un étrange secret : la découverte d'un cadavre sur les berges de la rivière derrière le lycée. Ces trois adolescents sont confronté à la dureté de la vie chacun d'une façon différente, chacun doit faire face à ses propres difficultés. La complicité que crée le partage de ce secret leur offre un moment de répit.

 

 

Ce que j'en pense : 

 

Le dessin est pas joli, je dirais même plus, il est moche. Très simple, stylisé, peu soigné... Et j'avoie que ça m'a un peu rebouté quand on m'a parlé de cette mangaka. Mais on m'avait assuré que les histoires valent vraiment le coup, j'ai fait confiance et passé le cap de cette première impression négative. Et j'ai bien fait. Parce que c'est pas joli mais le style de Okazaki Kyokô se marie très bien avec le scénario de ce manga. A l'instar de son coup de crayon, les personnages sont des ados brouillons, pas fini et pas très jolis jolis. 

 

Dans River's edge pas d'héroïnes candides aux grands yeux brillants, mais des filles paumées qui couchent, qui fument, il y en a même qui vomissent après chaque repas. Pas de jeunes lycéens courageux défendant de nobles valeurs de camaraderie non plus. Non, ici, il y a des garçons violents qui prennent plaisir à tabasser leur camarade et Yamada, le souffre douleur, qui reçoit des coups sans rien dire, un petit copain qui couche avec la meilleur amie de sa copine... Que du joli monde ! River's edge nous décrit des jeunes dont le mal de vivre sonne sans doute plus vraie que ces romance où le courage et la perseverance l'importent toujours. Ici pas de nobles valeurs, pas de héros ou de héroïnes.

 

Dans le lycée que Okazaki nous décrit, on n'a pas vraiment envie d'y aller. Elle ne nous fait pas regretter notre jeunesse non-plus. En cela je la trouve juste. Car oui, l'adolescence c'est pas tout rose, c'est pas toujours facile et pour certains c'est carrément dur. Les personnage que la mangaka nous donne à voir sont plausibles. Ils sont mal dans leur peau, ils sont pressés de passer à autre chose, ils veulent être ailleurs.

 

River's edge n'est pas pour autant un triste tableau noir. S'il nous montre des personnages en mal de vivre, il est aussi plein d'espoir car ces même personnages sont plus fort qu'il n'y parait et on sait qu'ils vont s'en sortir. Ils suffit de tenir bon, encore un peu, et de grandir. 

 

Et au final, il ne reste rien de cette première impression que le dessin de Okazaki peut laisser au début, on fini même par l'aimer. D'ailleurs, chose étrange, le trait m'était familier, cela me faisait vaguement penser quelques chose que j'aurais déjà lu, mais je n'arrive pas à savoir de quoi il s'agit. En tout cas c'est le premier manga de Okazaki Kyokô que je lis. A la réflexion, l'ambiance de River's edge me rappelle  Déviances de Tôme Kei, qui bien que moins violent, montre des ados tout aussi désabusé. Dans le dessin aussi on trouve quelque chose de similaire.

 

Petite anecdote : en cherchant des infos sur le net je suis tombé sur un film américain de 1986 qui s'intitule River's edge et où il est question d'ados et d'un cadavre sur les rives d'une rivière. L'histoire du film n'a en elle même rien à voir avec celle de Okazaki, mais je trouve que cela fait beaucoup de coïncidences pour un simple hasard, non ?

 

 

 

River s edge-00-takarajima

Titre VO : リバーズ・エッジ


Auteur : Okazaki Kyokô (岡崎京子)

 

Publication au Japon : Takarajimasha - 1994

 

Editeur Fr : Casterman, collection Sakka

 

one-shot

 


 


 

Carolus en parle aussi et c'est sur le Furum du Club Shôjo que ça se passe.

 


Vous avez des conseils, des suggestions ? N'hésitez pas à laisser un commentaire ou un message sur la page Facebook de Ma petite Médiathèque.

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commentaires

a-yin 01/05/2013 18:25


Sorcières c'est vrai! La première fois que je l'ai lu, je n'ai pas du tout aimé!!! Beaucoup de mal à suivre les histoires, etc... Puis comme souvent, quand je n'aime pas un truc mais que je sens
quelque chose d'intéressant malgré tout, je l'ai repris et j'ai adoré. C'était à la bibliothèque et je l'ai racheté quand je l'ai croisé, vraiment pas cher! La collection Sakka et même Hanguk, on
les trouve effectivement d'occasion à tout bout de champ xD!!!! La bibliothèque municipale c'était un sacré eldorado de découverte manga autre que mainstream pour moi ;) (et puis 10€ le volume
purée c'était trop cher...)

a-yin 01/05/2013 12:26


En fait, ce qui est super pratique dans cette collection, ce sont les nombreux manga dispo en bibliothèque :D! C'est un peu comme ça que j'ai dû en lire plein vu que 10€ c'était quand même
beaucoup trop cher pour moi! Pour Hanashippanashi, je ne le trouve vraiment pas facile. Toujours pas fini le tome 1 (j'ai commencé par le 2 mais peu importe LOL).En revanche, Petite Forêt coup de
coeur!!! Un jour j'emprunterai le tome 2 et puis le cycle des aubergines de Iô Kuroda. La Musique de Marie est un de mes gros coups de coeur. J'adorais aussi Tensui l'eau céleste qu'on trouve
beaucoup moins souvent d'okkaz aujourd'hui. La collec équivalente en manhwa, Hanguk, a disparu sans laisser de trace... Et encore mieux pour la collection Hua Shu LoL.

Bidib. 01/05/2013 16:30



Sorcières non plus n'est pas très facile d'accès. C'est un des premeirs manga que je me suis acheté et j'avoue qu'aux début j'ai eu du mal, surtout pas les dessins très fouilli.


Comme je les trouves un peu chers pour mes maigres économies, je cherches les titres de cette collection plutôt d'occaz, c'était d'ailleurs le cas pour sorcières et River's edge.



a-yin 01/05/2013 10:36


D'ailleurs, je me demande ce que devient cette collection hors Taniguchi :( . Dans cette collection, il y a les Nananan à découvrir (en premier lieu Blue), All My Darling Daughters, Mlle Oîshi de
Q-Ta Minami, La musique de Marie, Le gourmet solitaire pour ceux qui aiment manger, Petite forêt de Igarashi, Sorcières du même auteur. Hanashippanashi, ça dépend pour qui mais ce sont des
histoires extrêmement courtes, très poétiques et oniriques, mais faut aimer (trop court pour moi). J'ai un ami fan du Livre Jaune aussi ou des Iô Kuroda. C'est dommage qu'il n'y ait plus rien qui
sort maintenant dans cette collec, à part quelques Taniguchi :( .

Bidib. 01/05/2013 11:33



Ah ! Sorcière je l'ai ! Finalement River's edge n'était pas le premier manga de la collection que je lis ^^


Hanashippashi je l'ai lu mais j'ai pas accroché.


 


En tout cas je note tes précieux conseils. Merci



a-yin 30/04/2013 16:56


River's Edge était sorti dans la collection Sakka Auteurs de Casterman. Je n'ai pas l'impression qu'il n'y ait une correspondance quelconque avec "seinen" en fait, ce n'est que de
l'interprétation. La collection "Sakka Auteurs" créée au début par Boilet visait à rassembler tout ce qu'il appelle la "nouvelle manga" comme il le dit dans son manifeste. Pour lui, certains
auteurs de manga sont beaucoup plus proche de nos auteurs de BD indé, ou des auteurs de comics indé, que du manga tel qu'on le connaît, mainstream, pas spécialement intimiste avec un dessin
codifié et des histoires avec un certain schéma. C'est une collection qui rassemble donc un certain type d'auteurs, ayant en commun non pas le dessin, mais une sensibilité proche des BD indé ici.
En gros. On retrouve aussi du Q-Ta Minami qui a fait du josei, ou encore Kiriko Nananan.


Sinon, River's Edge c'est génial ^^ . Et j'adore Pink également. Mes souvenirs de Helter Skelter sont loin aujourd'hui. Je trouve que Moyoco Anno, par son côté trash, en est la digne héritière.
Notamment son In the clothes named fat, ou Happy Mania.

Bidib. 30/04/2013 20:18



J'ai mis un moment à comprendre ce qu'est une BD indé... oui je sais je suis pas douée (-_-)'


 


En tout cas merci pour ces présisions sur la collection Sakka. Je n'avais jamais rien lu à ce propos et je crois bien que c'est là le premier manga de cette collection que j'achète. Il y a
d'autres titres qui me font de l'oeil dans cette collection.



Carolus 05/03/2013 13:31


Les éditeurs français s'adaptent au marché français. A la différence du seinen, le terme josei est peu assez connu, sauf des gens qui ont déjà une bonne culture manga. En ce qui concerne le
shôjo, les français ont trop souvent en tête qu'un shôjo c'est un manga romantique. Le simple fait de classer un manga en shôjo écarterait une part du lectorat potentiel. Il y a donc beaucoup de
josei ou shôjo qui sont classés en seinen parce que l'aspect romantique est très minoritaire voire inexistant. De tête il y a Amatsuki (josei), Dolls (josei) ou 7 seeds (shôjo).

Bidib. 06/03/2013 08:44



Merci pour ces précisions



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