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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 08:25
_angel_heart_01_m.jpg
 
Titre original : エンジェル・ハート

Auteur : Tsukasa Hôjô (北条 司)
 

Genre : seinen
 

Paru au Japon entre 2001 et 2010.


Pré-publié dans Comic Brunch


Éditeur Japonais : Shinchôsha


Éditeur Français : Panini manga


Résumé :
A Shinjuku, la tueuse à gage Glass Heart se suicide, ne supportant plus le poids de la culpabilité. L'organisation pour qui elle travaille va lui transplanter un coeur pour l'empécher de mourir.
   
Le hasard à voulu que le coeur qu'on a volé pour elle soit celui de Kaori, la compagne du célèbre nettoyeur de Shinjuku Ryô Saeba, décédé le jour de leur mariage.
   
La mémoire du coeur de Kaori va alors influences la jeune tueuse à gage. Kaori (ou plutôt son coeur) va lui redonner goût à la vie et la guidera jusqu'à Shinjuku, à la recherche de Ryô.
   
En découvrant que Kaori vit toujours à l'intérieur de la jeune femme, Ryô décide de la prendre sous son aile et de devenir son père adoptif. Il donnera un nouveau nom a la jeune fille : Glass Heart devient Xiang Ying.   
   
C'est aidé de la jeune femme qu'il reprendra le travaille de nettoyeur.
   
Ceux qui connaissent les manga de Tsukasa Hôjô auront sans doute reconnu les principaux personnages de sa série City Hunter : Ryô et Kaori. Bien que Angel Heart ressemble fortement à une suite, l'auteur s'en défend, on prétendant qu'il ne s'agit pas d'une suite à la première série mais d'une histoire alternative.
   
... Moué, enfin, ça fait suite quand même, quoi qu'il en dise ^^
angel heart
   
Critique :
Si vous avez aimé City Hunter vous aimerais Angel Heart. On y retrouve Ryô et son boulot de nettoyeur, de l'action, des belles femmes, de l'humour et... plein de "mokkori" XD
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Mais l'esprit est diffèrent. Angel Heart se veut plus mûr, plus réfléchi. Non tant par la profondeur de son scénario qui reste assez basique et je dirais même un peu... tiré par les cheveux. Surtout en ce qui concerne l'intrigue principale qui tourne au tour de Xiang Ying, ce n'est pas toujours très plausible. Non, là ou Angel Heart se veut plus mature c'est surtout sur la morale. L'accent est mis sur le bien le mal, surtout pas le biais des interventions du coeur de Kaori.
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Un peu trop d'ailleurs ! J'avais parfois le sentiment que tout ça dégoulinait de bon sentiments et de morale à deux balles. Et oui, j'ai pas trouvé ça si profond que ça, en réalité.
.   
Mais cette surenchère de bon sentiments n'enlève en rien à la qualité de l'ensemble; Hôjô sais comment nous tenir en haleine. Et bien qu'à chaque nouvelle aventure je me disais que c'était assez simple  et facile, je n'ai pas décroché avant d'avoir terminé les 22 tomes que mon gentil voisin m'a prêté.
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Merci ! gentil voisin ;)
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Je les ai enchaîné les uns après les autres sans m'arrêter ! Enfin si, un peu, pour dormir ^^ 
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Les dessins sont d'une très grande qualité et le scénario, s'il est assez basique, il est néanmoins très bien construit. Ce qui fait qu'on veut toujours savoir ce qui va se passer en suite.  Une fois plongé dans la série, vous ne pourrais plus en sortir ! Moi qui ne suis pas trop friande des séries longues, arrivé au tome 22 j'ai crié "Nooon !! Pas déjà fini !"   En plus, le tome 22 se termine en plein milieu d'une nouvelle intrigue. J'étais dégoûtée. (T_T)
.   
Bon, gentil voisin, c'est quand que t'achète la suite ?! non parce que moi j'aimerais bien finir la série ;D
.   
Un très bon manga. Très bien rythmé, bien construit et aussi très drôle. Je vous le conseille.
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La série a été adapté en anime. Je ne l'ai pas encore vu. J'en parlerais plus tard.   
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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 10:40

Manga de Jirô Taniguchi (dessin) et Masayuki Kusumi (scénario), publié par Casterman en 2008.

 

le-promeneur.jpg

 

Résumé :

 

Uenohara, employé dans une petite entreprise de Tokyo, aime se perdre et se promener dans les différents quartiers de Tokyo, laissant le hasard guider ses pas. Au fil de ses promenades improvisées il fait d'étonnantes petites découvertes : magasins insolites, rue à l'allure d'autre fois, de vieux amis, ou encore une excellente échoppe de ramen. Comme nous le dit M. Uenohara lui même :

"Même en marchant au hasard, je tombe toujours sur des endroits intéressants"

"l'idéal c'est de se promener avec nonchalence"

 

Chaque chapitre est une nouvelle promenade, une nouvelle découverte.

 

  • Première promenade : L'Ampoule Edison
  • Deuxième promenade : Les Socques de Shinagawa
  • Troisième promenade : Le Bouquiniste
  • Quatrième promenade : La Fête des hippies
  • Cinquième promenade : Les concombres amers au milieu de la nuit
  • Sixième promenade : Le Chien t la balle
  • Septième promenade : Le Quartier de l'Harmonica
  • Huitième promenade : Les Gâteaux de Mejiro

 

Avec une interview de Jirô Taniguchi qui conclu l'album.

 

le-promeneur-extrait.jpg

 

Critique :

 

Cet album est publié à la mode européenne : sens de lecture occidental, grand format, couverture cartonnée afin de séduire les amateur de BD qui ne se sont pas encore laisser tenter par le manga. Si j'aime les manga en format original, il faut dire que l'oeuvre de Taniguchi s'accommode très bien du format à l'occidental. On dit, d'ailleurs, de lui qu'il est le plus européen de mangaka. Chez Taniguchi par de sortie de case, de coupes transversales et autres mises en page fantaisistes communes dans les manga. Ici les cases sont bien ordonnées, le dessin et propre et "sage". On ne trouve pas non plus onomatopée exagérée chez Taniguchi, mais un texte proprement installé dans les petites bulles. La mise en page rappelle celle des BD franco-belge, exception faite du dessin noir et blanc.

 

Côté graphisme, le dessin de Taniguchi est très propre, réaliste et agréable. Seule critique que je pourrais lui faire c'est que ses personnages se ressemblent tous un peu, ils ne sont pas assez identifiés. On a parfois l'impression de se retrouver face au même personnage, alors qu'il s'agit de 2 personnes différents, loin d'avoir le même age.

 

Côté scénario, ce manga est un hommage à la contemplation. On savoure avec plaisir les flânerie du héros. Le manque d'action ne rend pas cet album ennuyeux, loin de là. Cet univers contemplatif est bien loin des scénario explosif si répandu dans le manga et sa fait du bien, ça change. Ici on marche, assis sur notre fauteuil, dans les rue de Tokyo et on s'émerveille au côté du héros devant une simple paire de socque ou un vieux puits toujours en fonction.

 

Après avoir lu Le promeneur, on a envie d'aller se balader, "marcher au hasard" et se laisser séduire par le décor et les petit plaisir du quotidien. Je suis une grande marcheuse. Dès que les distances me le permettent, je ne me déplace que a pieds. Mais contrairement à M. Uenohara, je marche dans un but précis avec une destination et un temps défini, ce qui ne m'empêche pas de profiter du paysage. Mais, après avoir lu le promeneur, j'ai une autre image de la promenade sans but. Cet album me donne envie de sortir et marche, tout simplement .

 

Excellent album a mettre entre toutes les mains

 

Idéal pour s'initier à la lecture du manga

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 16:29
Cet article fait suite à un premier qui présentait un bref historique du manga au Japon, l'arrivée du manga en France ainsi que les genres de manga les plus connus : Le Manga
 
Ici je présenterai les principales caractéristiques du manga. Ce petit guide de lecture s'adresse principalement aux néophytes qui n'ont pas l'habitude d'en lire.
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Les fans, quant à eux, sont déjà habitués à ce qui fait la particularité de la bande-dessiné japonaise. Cependant, si certains passionnés veulent participer à l'amélioration de cet article, qu'ils n'hésitent pas à me faire part de leur suggestions.
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Bonne lecture à tous !
 

Noir et blanc :
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La première différence qui frappe, c'est le fait que le manga est entièrement publié en noir et blanc, contrairement à la plupart de BD occidentales.
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Si le manga est en noir et blanc c'est d'abord pour des raison économiques. En effet, les manga sont prépubliés dans des revues hebdomadaires, mensuelles ou trimestrielles, à raison d'un chapitre par numéro. Ces revues sont vendues à des prix très bas, alors qu'elle font entre 200 et 300 pages. Afin de pouvoir garentir des prix toujours bas à leur lecteurs, les maison d'éditions réduisent au maximum les coûts de publication. On utilise du papier et de l'encre de mauvaise qualité et les dessins sont en noir et blanc. Seules les publicités sont en couleur, ainsi que la couverture et les premières pages de la série phare du moment.
 
Quand les séries ont du succès en prépublication, elle sortent en tomes. Ces albums sont imprimé avec du papier de meilleure qualité, mais le dessins d'origine est conservé. Il reste en noir et blanc, bien qu'il arrive que quelques pages soit colorié et imprimé sur du papier glacé au début du tome. Ce sont, sans doutes, les pages qui ont connu une coloration lors de la prépublication sur revue.
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Ce manque de couleur est un peu perturbant au départ, surtout si on est habitué à lire des BD très colorées, mais on s'y fait très vite.
 
     Magazine :
weekly-shonen-jump.jpg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
    
     
 
 
 
 
Weekly  Shonen Jump N°16 de 2012
 
prix : 240 yen soit environ 2,18€
 
 
           
 Album : 
Q.E.D.-I.jpg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Q.E.D. tome I
 
prix : 420 yen = 3.80€
En France, un manga se vend entre 6.50€ et 15€
 
 

Sens de lecture :
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Les premiers manga publiés en France ont été modifiés afin de correspondre à notre sens de lecture, c'est la cas, par exemple, de Akira de Katsuhiro Ôtomo, sorti en 1989 chez Glénat.
     
Cependant la très grande majorité des manga publiés actuellement conservent le sens de lecture original. Au Japon on lit de droite à gauche. Le manga commence là où le livre occidental se termine. À l'intérieur d'une page, la lecture se fait suivant la même logique.
   
  Schéma de lecture :      schéma lecture manga
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Exemple tiré de Je ne suis pas mort de Hiroshi Motomiya
J'ai numéroté les case afin de monter le sens de lecture 
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      je ne suis pas mort page
   
   
Cependant, certains aménagements ont dû être apportés car, en version originale le texte dans les bulles est écrit verticalement. Il est parfois nécessaire de modifier la forme des bulles pour y faire loger le texte horizontalement.
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ken-first-of-the-blue-sky.jpg
                                                                     Extrait de Ken -Fist of the Blue Sky en VO
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S'adapter au sens de lecture inversé demande un peu plus d'effort. Certaines personnes sont vraiment troublés par cette disposition. Personnellement je m'y suis très facilement adapté et j'en connais, autour de moi, qui ont tellement pris le plis du sens inversé qu'il leur arrive de commencer un roman par la dernière page
 

Mise en page :

La mise en page dans le manga est d'une très grande souplesse, elle s'adapte à la situation représentée. On peut facilement passer d'une disposition orthogonale classique (comme dans l'extrait de  Je ne suis pas mort  que l'on vient de voir) à des configurations beaucoup plus décoratives.
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Un page se compose généralement de 6/7 cases. Selon les situations, les vignettes peuvent être étirées en longueur ou en hauteur, couper la page obliquement ou prendre un aspect de puzzle.
 
Devil-Devil-detail.jpgExtrait de Devil, Devil de Yûki Miyoshi
ici les cases sont étirées verticalement
 
Ici une page de Nausicaä de Hayao Miyazaki 
les cases sont étirées horizontalement et coupées obliquement 
 nausicaä
 
L'effet d'éclatement de la structure de la page est accentué par les "sorties de page" : vignettes à bord perdu, personnages couvrant toute la hauteur de la page/demi page, hors case.
Certaines vignettes peuvent occuper toute une page, voire une double page.
 

Traitement graphique :
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Nous l'avons vu, des mises en pages très variées se côtoient dans un même manga. De la même manière plusieurs styles graphiques peuvent cohabiter dans une même page, voire dans une même case. Alors que la BD occidentale se distingue par l'homogénéité du style dans le traitement de l'image.
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Parmi ces différences de traitement de l'image, parlons tout d'abord de la différence entre les décors, souvent très minutieux, au réalisme photographique, et les personnages plus sommaires. Notons que les mangaka (auteurs de manga) travaillent avec des assistants qui s'occupent des décors. Très souvent ceux-ci travaillent à partir de photo.
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Cette différence et plus ou moins marqué selon les auteurs. Elle est particulièrement saisissante chez Asano Inio, comme on peut le voir sur cette vignette extraite de La fin du monde avant le lever du jour. Ici les décors sont extrêmement réalistes.
la-fin-du-monde-avant-le-lever-du-jour-2.jpg

On peut également trouver des différences de traitement graphique entre les personnages d'une même histoire. C'est le cas de Bonne nuit Punpun, autre manga de Asano, dont la version française est sortie en janvier 2012. Dans ce manga il y a une immense différence de traitement graphique entre les personnages. Asano va jusqu'à représenter Punpun, le personnage principal ainsi que les membre de sa famille sous une forme stylisée rappelant vaguement un oiseau.
punpun.jpg

Par ailleurs, dans les manga, les personnages prennent parfois des grimaces grotesques, des postures étranges ou sont carrément stylisés, se transformant en simples silhouettes blanches. Ces déformations on pour but de souligner certaines émotions comme la surprise, la gène, la peur, l'excitation, la colère... détonant parfois avec le fond de l'histoire très sérieux. Elle peuvent surprendre, ou même paraître incompréhensible pour un lecteur non familier des codes du manga.
 

Texte et "bande son":
 
Les bulles sont relativement moins nombreuses que dans les bandes-dessinées européennes, les récitatifs sont quand à eux pratiquement absent.
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Parfois les explications historiques et scientifiques interrompent le récit et sont accompagné de dessins à valeur de documentaire, cette méthode a été très employé par Tezuka. C'est le cas, par exemple, dans son manga L'histoire des 3 Adolf. Dans cette série en 4 volume, de nombreux chapitres commencent par des explications historiques, n'ayant pas un rapport direct avec le déroulement de l'histoire. Cela permet aux lecteurs de mieux appréhender le contexte dans lequel évoluent les personnages.
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Quant aux flash-back, ils se font sous forme de dessins sans éléments verbaux explicatifs.
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Par ailleurs, la proportion de cases muettes et plus importante. Soit qu'il n'y ai pas de bulle, comme c'est le cas de la planche extraite de Nausicaä que nous avons vu plus haut. Soit par des bulles remplies de points de suspension traduisant les moment d'hésitation dans les échanges.
Kskm-detail.jpg
Extrait de Karate shoukoushi kohinata minoru de Baba Yusushi
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En revanche, la "bande son" du manga est bien plus riche que celle des bandes dessinées occidentales. Pour les actions bruyantes, les onomatopées peuvent aller jusqu'à dépasser la case dans le sens du mouvement de l'engin/personnage qui les produits.
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MasterKeaton.jpg
Extrait de Master Keaton de Urasawa Naoki
 
Mais la caractéristique du manga est de sonoriser les phénomènes plus discrets tel que la pluie qui tombe, un froissement d'étoffe... éléments qu'un auteur occidental ne songerais pas à sonoriser.
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Même certaines actions silencieuses sont sonorisées : les onomatopées viennent souligner des émotions (gêne, surprise, attendrissement...) et remplacent nos signes de ponctuation.
 Tennis no Ouji-sama
Extrait de Prince du tennis de Konomi Takeshi

En effet la langue japonaise est pauvre en signes de ponctuation. En revanche, elle est riche en onomatopées. Celles-ci ne servent pas uniquement à reproduire des bruits, elle donnent naissance à des véritables mots : les giongo (mot imitant un son) et les gitaigo (mot imitant un état). Par exemple l'onomatopée dokidoki reproduit le son des battement du coeur, mais il signifie également être nerveux.
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Biographie :
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Thierry Groensteen, L'univers du manga, Casterman, réédition de 1996.
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La première version de ce livre est sortie en 1991 à l'occasion du 18ème Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême. Le Japon y était, pour la première fois, l'invité d'honneur. 
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 16:16
Shohei Manabe, magaka connu pour la série Ushijima, a été comme beaucoup de ses compatriotes profondément bouleversé par les événement du 11 mars 2011 qui ont touché son pays. Après le séisme, avec d'autres dessinateurs il se rends à Fukushima pour une séance de dédicace et, en dessinant les portrait des enfants réfugiés, il est impressionné par leur regards. C'est ainsi que né l'idée de créer une courte histoire pour rendre hommage aux victimes. Le scénario prends ces sources dans un voyage qu'il effectue à Fukushima, six mois après le séisme, pour se documenter. Alors que les tokyoïtes semblent très préoccupé par la radioactivité dans les aliments, il resent chez les gens de Fukushima qu'il rencontre une certaine résignation. De ces constats née Même paysage, histoire à la fois émouvante et très réaliste, au graphisme impeccable.
Shohei Manabe s'intéresse ici à "la vie après le 11 mars", pas aux événements tragiques sur lesquels il se revient pas. C'est avec beaucoup de justesse que Shohei Manabe nous parle du dilemme qui touche de nombreux habitants de la région de Fukushima : rester ou partir. Dans Même paysage on voit Hiroshi, un jeune homme, retourner sur sa terre natale avec sa fille. Hiroshi a quitté son village juste après la catastrophe avec sa femme et sa fille, pour s'installer à Tokyo. Pour la première fois depuis la catastrophe, il revient rendre visite à sa famille restée sur place.
 
Kana, éditeur de sa série Ushijima, nous offre l'intégralité de cette histoire traduite en français.
 
               
 
Retrouvez également l'interview du mangaka sur le site de Kana : link
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 15:51

visiteur-du-sud-T2.jpg

 

Le visiteur du sud - Le journal de Monsieur Oh en Corée du Nord de Oh Yeong Jin publié par  les Éditions Flblb, n'est pas un manhwa comme les autres.

 

Oh Yeong Jin est technicien du bâtiment d'une entreprise sud coréenne. Un jour son entreprise l'envoie superviser un chantier en Corée du Nord dans le cadre d'un accord de coopération entre les deux gouvernements coréens. Mais Oh Yeong Jin est aussi auteur de bande-dessinée ! A son retour en Corée du Sud, il met en image ses souvenirs du chantier. Cela donne un manhwa au style très caricatural, mettant en scène monsieur Oh en Corée du nord. Les courts sketch d'une ou deux pages sont regroupé en 2 tomes. Entre les différentes histoires sont insérées quelques infos supplémentaires qui permettent au lecteur de mieux comprendre de quoi il est question. C'est avec beaucoup d'humour que Oh Yeong Jin nous illustre le choc de culture entre les employés du Sud et les ouvriers nord-coréens.

 

Le dessins est très stylisé. Les personnages ont des visages en forme de demi-lune et les paysages sont simplement esquissé. Les cases sont séparées horizontalement est verticalement par de grossier trait noirs. On est ici dans la caricature pure et dure.

 

 

Critique :

Je ne peux pas dire que j'ai adoré cet oeuvre, ou que je soit fan du travail de Oh Yeong jin, mais cela tient plus de mes goûts personnels que de la qualité de l'oeuvre. En effet je ne suis pas une adepte des caricatures et j'en lit peu souvent. Néanmoins ce manhwa m'a beaucoup intéressé pour deux raisons. Tout d'abord par son style, très loin du simili-manga au quel l'on réduit souvent mais à tort le manhwa. Le visiteur du Sud nous permet de découvrir une autre facette du manhwa coréen peu connue en France. Puis aussi par son contenu, qui bien qu'empreint d'humour, est très instructif quand aux relations des deux Corée et plus encore sur la façon dont les coréens des deux pays se perçoivent les uns les autres.

 

 

 

 

 VISITEUR2-page13

 

Pour en savoir plus retrouvé le visiteur du Sud sur le site des Editions Flblb : link

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 10:34

Kana, dans sa collection Sensei, nous offre un recueil de 568 pages regroupant les histoires courtes que Urasawa Naoki (浦沢直樹) a réalisé avant sa première série longue.

 

Il s'agit d'un seinen.

 

Histoires-courtes-urasawa-kana m

 

 J'ai craqué pour sa couverture ! Ce crocodile est bien trop intrigant pour passer à côté sans le remarquer ! Cela faisait plusieurs fois déjà que je le regardé sans oser me l'offrir, alors quand mon chéri m'a amené dans le rayon manga pour mon anniversaire, je me suis laissé tenter.

 

Cet album réuni 28 histoires courtes, une préface Karyn Poupée et une interview de Urasawa. Sur les 28 histoires il y en a de plus ou moins réussi, de plus ou moins drôles. Les sujets traités sont très variés, ainsi que le ton, très léger pour certaines histoires (Take), plus grave pour d'autres (Shinjuku Luluby).  Bien que certaines histoires m'aient plues, je suis assez déçue de l'ensemble. Après avoir lu deux ou trois histoires je me lassais et j'ai mis du temps à tout lire. Ceci dit, je dois garder à l'esprit que, d'un part ce sont ces premiers travaux, normal qu'il tâtonne et que tout ne soit pas de la même qualité, d'autres part ce sont des histoires qui ont été faites pour être lu séparément et non les unes à la suite des autres, leurs univers sont très différents les uns des autres et ne s'enchaînent pas toujours très bien.

 

Je pense que cet album s'adresse en priorité aux connaisseurs, aux fans de Urasawa. Ce recueil n'a pas grand intérêt en tant que qualité de manga, les histoires sont sympa mais sans plus. Alors qu'il se relève sans doute très intéressant pour les fans de Urasawa, curieux de découvrir ses premiers travaux. Quant à moi, j'ai abordé le manga de Urasawa avec se recueil et je pense que c'est une erreur. On parle de lui comme d'un génie, et je n'ai rien trouvé de génial dans ces histoires courtes. Sans doute aurais-je du commencer par un de ses grands succès...

 

 

 

Quelques mot sur Urasawa Naoki :

 

Urasawa est né en 1960 à Fushu, dans la préfecture de Tokyo. Depuis son enfance il dessine des manga, mais il n'envisage pas d'en faire son métier et, après le lycée, il étudie l'économie à l'université. Finies ses études, il postule chez Shogakukan pour un poste d'éditeur. Il se rend à l'entretien avec quelques unes de ses planches. On lui conseille de participer à un concours de jeunes auteur. Il suit le conseil et reçois le prix de meilleur jeune mangaka pour son histoire Return (1981).

 

On retrouve cette histoire courte dans le recueil Histoires courtes de Naoki Urasawa, page 203. Je trouve que c'est une des les plus touchantes du recueil. Un jeune homme vole pour manger dans une ville appauvrie par une guerre. Il rencontre un robot-soldat ennemi endommagé qui à perdu la mémoire. Ce dernier se prend d'affection pour le jeune garçon et le suit partout.

 

Suite au prix remporté, il est engagé comme assistant. En 1983 il publie sa première histoire courte dans un supplément de Big Comic dédié à Golgo 13 : Beta !

 

On retrouve Beta ! dans le recueil sous le titre Trop classique ! Cette histoire m'a laissé un peu perplexe.

 

En 1986 il commence sa première histoire longue en collaboration avec Kazuya Kudô : Pineapple Army pré-publié jusqu'en 1988 dans Big Comic Original. La série compte 8 volumes au total. Le premier volume de la série a été publié en version française par Glénat. Mais la publication a été stoppé.

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Cette même année il commence une nouvelle série : Yawara ! pour Big Comic Spirits, où la série paraîtra durant 7 ans. Elle compte 29 volumes au total, elle a été adapté en anime, film et même jeu vidéo. Grâce au succès de cette série il publira 2 one-shot : Dancing policeman ( 1987) et N.A.S.A. (1988) dont les chapitres avaient été pré-publié dans Big Comic en 1984.

 

On retrouve Dancing Policeman dans le recueil Histoires courtes en 7 chapitres, de Take : 1 - singing policeman (p.21) à Take : 7 swimmxing Policeman (p.153).  Urasawa y met en scène un jeune policier plus intéressé par les jolies filles et son groupe de rock que par son travail. C'est amusant et très léger. On retrouve dans le recueil également N.A.S.A. divisé en 2 parties , partie 1 page 315 et partie 2 page 337. Dans cette histoire on fait la rencontre d'un étrange retraité qui qui rêve de faire un voyage dans l'espace. Il entreprend de construire avec ses compagnons une navette spatiale privée.

 

De 1988 à 1994 il publie également dans Big Comic Original la série Master Keaton. Cette série fera au final 18 volumes. En 1998 elle a été adapté en anime de 39 épisodes. La VF de l'anime est disponible chez IDP Home video, collection Taïfu Video.

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Pressé par ses éditeurs de faire une série sur le sport, il commence en 1993 Happy !. Cette série sera pré-publié dans Big Comic Spirits jusqu'en 1999. 23 volumes seront publié au total au Japon. La version française est en cours chez Panini Manga, 10 tomes sont déjà disponibles.

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Parallèlement il publie dans Big Comic Original la série Monster (1994 - 2002). Cette série qui compte 18 volumes en tout remportera de nombreux prix dont un en France au Festival d'Angoulême en 2003. La version française est publié chez Kana. En 2004 la série a été adapté en anime (VF dispo chez Kaze).

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C'est en 1999 qu'il commence son plus grand succès : 20th Century Boys (22 tomes) suivi de 21th Century Boys (2 tomes). Il recevra le prix de meilleure série au Festival d'Angoulême en 2004. La version française du manga est publié chez Panini Manga. La série a été adapté en film live par Tsutsumi Yukihiko en 2008.

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Urasawa, grand fan de Ozamu Tezuka se lance dans l'adaptation d'une aventure de Astro boy : Pluto, série qui sera pré-publié dans Big Comic Original de 2000 à 2009 et compte 8 tomes au total. La version française de Pluto est publié par Kana.

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Depuis 2008 il travaille sur la série Billy Bat pour la maison éditrice Kodansha. La série est pré-publié dans Mornig magazine. Aujourd'hui, la série, toujours en cours, compte déjà 8 tomes. La version française sera proposé par Pika, le tome 1 sortira en mars 2012.

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Urasawa a toujours dessiné pour un public adulte, il n'a jamais fait de shônen. Ceci dit, le classement des manga par âge et sexe qui est très directif au Japon, est plutôt récent, tel n'était pas le cas dans les années 60-70. Lui même a grandi en lisant des manga destiné à un public plus adulte alors qu'il était encore écolier, c'est ce type de manga qui l'ont le plus marqué, c'est dans ce sens qu'il travails comme il nous le dit dans l'interview que l'on trouve à la fin de Histoires courtes.

 

 

 

Me voilà bien instruite sur sa bio maintenant ! Dès que possible, je m'attaquerais à Monster. Suite au prochain rendez-vous (^_^) 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 17:52
Après avoir parlé du Manga il y a quelques temps (voire article  Le Manga), j'avais envie d'en savoir un peu plus sur d'autres bandes-dessinées asiatiques. Je vais ici faire une modeste incursion dans l'univers du Manhwa, bande-dessinée coréenne.
 
Commençons par le mot lui même. Manhwa(만화) signifie simplement bande-dessinée en Coréen, tout comme le mot manga désigne la bande-dessinée en général en Japonais. A l'étranger, ces termes sont utilisés pour désigner respectivement la bande-dessinée coréenne et japonaise. Comme pour la BD franco-belge et le manga, on retrouve dans le manhwa, des genres très variés.
 
 

Un peu d'histoire, pour commencer :
 
Tout comme le manga japonais, le manhwa coréen né d'une fusion entre les racines de l'art traditionnel tel que les gravures, récits bouddhiques illustrés, peintures ou encore récit épiques et spectacles de rue, et les caricatures et comics occidentaux.
 
Le premier journal est publié en 1883. Dans les journaux, des nombreuses illustrations accompagnent l'actualité, y sont publié également les caricatures à l'occidentale. En 1909 pour la première fois sont publiées les caricatures d'un auteur coréen, Lee Do-Yeong dans un nouveau journal, le Dachanminbo. Le manhwa est né. Ce sont des gravures sur bois satiriques où les personnages prennent la forme d'animaux. Malheureusement la publication de caricatures de Lee Do-Yeong ne durera qu'un an, puisque, avec l'occupation japonaise en 1910, la censure devient drastique.
 
Lee-do-yeong-s_manhwa_Imitating_Others.jpgcaricature de Lee Do-Yeong publié le 7 juin 1909
 
Il faudra attendre les soulèvements populaires de 1919 pour que la censure japonaise s'assouplisse un peu. Dès 1920 de nombreux manhwa sont publiés, la satire y est toujours importante. Ces premiers manhwa ne comportent ni bulles ni découpage en case et sont souvent formé d'une seule image. Ce n'est qu'en 1924 que le manhwa adopte les conventions de la bande-dessinée occidentale (cases et bulles) avec Les vains efforts d'un idiots (Meongteonguri heonmulgyeogi 멍턴구리 헛물겨기) de Noh Su-Hyeong, publié dans le quotidien Chosun Ilbo.
 
L'occupation de la Corée par le Japon se prolonge jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale. La Corée est divisé en 2 parties : le Nord sera administré par l'URSS et le Sud par les Etats-Unis. Sous autorité américaine, la presse jouie de plus de liberté et les revues de manhwa se développent. Mais la Guerre de Corée éclate en 1950 et le manhwa devient alors un outil de propagande au Nord comme au Sud.
 
Avec la fin de la guerre en 1953, commence une période prolifique pour le manhwa. Les librairies de prêt, les manhwabang, ouvrent. On commence à publier  quelques albums de manhwa, mais durant cette période les manhwabang privilégient surtout la publications de revues.
 
En 1961, le coup d'Etat signe le retour de la censure. Par ailleurs, la maison éditrice Hbdong Munwhasa détient le monopole de la publication de manhwa. Durant cette période les récits contemporains sont délaissés au profit des récits historiques. Ce genre deviendra emblématique du manhwa des années 70.
 
Dans les années 80 le manhwa connaît un renouveau. Après le succès remporté par la série Une redoutable équipe de base-ball (Gongpoui Oeingudan 공포의 외인구단) de Lee Hyeon-se publié en 3 gros volumes en 1982, succès qui relance l'activité des manhwabang, celles-ci vont soutenir la publication de manhwa en format album. Parallèlement les revues, également soutenue par les manhwabang, prospèrent. Certains auteurs travaillent pour les manhwabang avant de ce faire connaître et de publier dans les revues. Comme au Japon, les revues publient des séries  en épisodes, celles-ci sortiront ensuite en album. Les revues se spécialisent en fonction de la cible visé et du style des histoires. Au milieu des années 80 on assiste également au retour du manhwa féminin qui avait été interdit durant les années 70. En 1990 parait le magazine Renaissance exclusivement réservé aux sunjeong-manhwa (manhwa pour jeunes filles). Avec les manifestation de 1987, la censure devient moins forte et les récits contemporains refont leur apparition dans le manhwa.
 
A la fin des années 1980, la vente de manga japonais est autorisée en Corée du Sud. Il remportent un grand succès et entrent en concurrence avec la production coréenne. Cependant les auteurs coréens ont su réagir assez vite. On publie des revues copiant le modéle japonais : IQ Jump, Yong Champ... Les auteurs laissent libre cours à leur créativité, ils traitent des thèmes tels que la violence ou encore les fantasmes sexuels, jusque là censurés. De nombreuses femmes se lancent également dans la création de manhwa abordant des thème tel que la vie sentimentale, le quotidien... La créativité explose dans tous les domaines et les styles de manhwa, de nouvelles maisons d'éditions font leur apparition. Avec la crise de 1997-98 la part de marché du manga recule en faveur du manhwa.
 
Aujourd'hui la Corée du Sud est un des premiers pays producteurs de bande-dessinée. A la pointe de la technologie, les manhwa existent pour tout support, de la revue aux albums, pour internet ou encore téléphone portable et pour tous les genres. La production contemporaine s'inspire beaucoup du manga. Mais l'offre est très diversifiée.
 
Le gouvernement cherche aujourd'hui à promouvoir sa production de manhwa dans le monde.
 
 

Les genres :
 
un peu de vocabulaire :
 
Manmun manhwa : manhwa en une seule case
 
Myeongrang manhwa : manhwa humoristique pour adultes.
 
Sonyung manhwa : manhwa s'adressant un un jeune public masculin, équivalent du shônen japonais.
 
Sunjeong manhwa : pour jeune filles, équivalent du shôjo japonais.
 
Tchungnyun (ou chungnyun) : pour public adulte, équivalent du seinen japonais.
 
Hakji manhwa : manhwa d'aventure ambienté en occident, typique des années 50.
 
 
Au delà de ces catégories, le manhwa est très riche en style. Certains s'inspirent beaucoup du manga japonais avec des styles graphiques et des scénarios très proche du shônen ou shôjo classique. Reprenant à leur compte le style graphique maintes fois éprouvé. Parmi ces oeuvres il est assez difficile de cerner la réelle spécificité coréenne, on comprend alors l'amalgame fait entre manga et manhwa. Une oeuvres comme The Swordsman se confond parfaitement dans un rayon manga, seul le nom des auteurs laisse deviner son origine coréenne. D'ailleurs Hong ki-Woo, dessinateur de The Swordsman, affirme lui-même s'être fait la main en copiant des manga (interview dans AnimeLand X-tra n°24). Le graphisme, la découpe des cases ou encore l'insertion des onomatopées dans les images rappelle fortement l'univers du  manga. 
 
Autre exemple de manhwa fortement empreigné de la culture manga : The Breaker de Park Jin-Hwan (dessins) et Jeon Geuk-Jin (scénario) . Il s'agit d'un sonyun-manhwa axé sur sur la baston violente. Le graphisme rappelle beaucoup les seinen de baston. Mais ce sont les arts martiaux coréens qui sont ici à l'honneur.
 
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On ne peut pas dire que le scénario soit particulièrement original, ni profond. Néanmoins ce manhwa est très agréable à lire pour les amateurs du genre. On reste en haleine, curieux de connaître la suite. La série est bien rythmé et j'ai lu les 10 volumes de la première série en peu de temps. En revanche la deuxième saison ne m'a pas convaincue et j'ai laissé tomber dès les premiers chapitres. La série a été depuis licenciée chez Booken. Au jour d'aujourd'hui les 6 premiers volumes sont disponibles en VF.
 
 Le manhwa ne se résume pas à un manga made in Korea. Il existe d'autres styles, plus proche de la BD franco-belge que du manga japonais. Les manhwa qui m'ont le plus marqué ce sont les albums de Kim Dong-Hwa. C'est après avoir lu ses oeuvres que j'ai eu envie d'en apprendre plus sur les manhwa.
 
Kim Dong-Hwa met  en scène un univers beaucoup plus ancré dans la réalité, dans le quotidien, et au même temps très poétique. Ses dessins, tout en rondeur, sont très doux, la nature y est très présente. Son travail se rapproche de la bande-dessinée occidentale par le découpage des cases et l'insertion du texte. On peut aussi le comparer à Taniguchi, à la fois par un dessin assez épuré mais surtout dans leur recherche de poésie dans l'acte quotidien, dans leur amour de la contemplation.
 
Je vous recommande surtout Histoire couleurs terre, série en N&B, 3 volumes publiés chez Casterman.
 
histoire_couleur_terre_01.jpg
 
La série raconte le passage à la vie adulte d'une petite fille qui vie seule avec sa mère veuve dans un petit village de campagne coréenne. Un hymne à la féminité. J'écrirai bientôt un article sur ce manhwa.
 
Kim Dong Hwa est également l'auteur de La bicyclette rouge , série en couleur de 4 volumes relatant le quotidien d'un facteur qui sillonne la campagne coréenne sur son vélo rouge pour distribuer le courrier dans des petits villages privés de leurs jeunes par l'exode rural.
 
Ces deux derniers manhwa sont également des sonyun-manhwa, ce qui prouve la grande diversité de style à l'intérieur d'un même genre.
 

Le Manhwa en France :
 
En France le manhwa reste assez méconnu et est très souvent assimilé au manga japonais. Cependant les publications de manhwa se multiplient et des maisons d'éditions spécialisées ont vu le jours.
 
Actuellement de nombreux éditeurs proposent des manhwa. On en trouve chez de grands éditeurs de BD tels que :
- Paquet, dans la collection asiatique (link)
- Casterman, dans la collection hanguk (link)
- Panini, dans la collection Panini Manga
- Soleil
 
Mais aussi chez les éditeurs spécialisés dans le manga comme :
- Kana
- Pika Edition
- Kaze Manga
- Ki-oon
 
Il existe également une maison d'édition spécialisée dans le manhwa : Booken Manga (link).
 
En 2003 , l'éditeur SEEBD lance deux labels spécialisés dans le manhwa : Tokebi et Saphira. En 2008, avec la liquidation judiciare de SEEBD, René Park, directeur de ces deux collections, a repris une partie du catalogue et crée sa propre maison d'édition : Semji. Malheureusement face à la faiblesse des ventes Semji a récement cessé son activité.
 
Le manhwa est en train de se développer en France et l'offre devrait se diversifier de plus en plus dans les années à venir.
 
Déjà à l'honneur au Festival d'Angoulême en 2003, le manhwa sera encore l'invité d'honneur la 40ème édition du Festival en 2013.
 
   
 
 
 
 
 
Edit : je viens d'apprendre qu'un nouveau label de manhwa sera très bientôt sur le marché : Kwari, filiale d'une nouvelle maison d'édition spécialisé dans la BD franco-belge, Physalis. J'espère que leur catalogue sera intéressant.
voir article sur manga-news : link
Edit 2 :p
état des lieux de l'édition manhwa en France à lire sur Manhwafrance     link
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 21:04
    La-Bicyclette-Rouge-1.jpg
 
Sonyun-manhwa* en 4 volumes de Kim Dong Hwa.
Titre original : 빨간 자전거 (Palgan jajoenkoe)
Publication en Corée : entre 2003 et 2007 aux maisons d'édition Happy comics works.
La version française a été publié chez Paquet en 2005. Dernier tome sorti en 2009. Série en couleurs.
 
 
Volume 1 : Yahwari
Volume 2 : Les rose trémières
Volume 3 : Les mères
Volume 4 : et, de nouveau, le printemps
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Résumé :
Dans cette série, on suit le quotidien d'un facteur qui distribue le courrier dans quelques petits villages dans la campagne coréenne. De ce facteur on ne sait rien, mis à part son goût pour les fleurs et pour la poésie. C'est à travers ses yeux et tout au long de la distribution du courrier que l'on découvre les petits vieux qui habitent encore ses villages de campagne vidé de leur jeunesse par l'exode rural. On s'attarde sur la contemplation du paysage, des saisons qui passent...
Dans chaque volume s'enchaînent des histoires courtes de quelques pages.
 
 
 
 
la bicyclette rouge 
 
Critique :
bicyclette02
 
C'est avec beaucoup de poésie et de douceur que l'auteur aborde des sujet graves tel que l'exode rural et l'isolement de personnes âgées. On découvre la douceur de vivre des campagnes coréennes, la vie des paysans au fils des saisons, et des petits vieux vraiment attachants. Bien que parfois on tombe dans une nostalgie du temps passé un peu idéalisé. On lisant on à le sentiment regrette la vie de la campagne et qu'il rejette confort et modernité.
Si j'apprécie les moment de poésie, je ne partage pas ce sentiment de nostalgie.
Toutefois, on passe un très bon moment en compagnie de ce facteur à la bicyclette rouge.
 
Le dessin est aussi d'une très grande douceur. Les trais ronds et les couleurs douces donnent le ton. Les visages des vieux paysans sont ridés comme les champs à peine labourés et leurs sourires tendres comme les jeunes pousses du printemps. Tendre et espiègle, l'ensemble ne manque pas d'humour.
 
 la-bicyclette-rouge-tome-4.jpg
 
 

Quelques mots sur l'auteur :
   
Kim Dong HwaKim Dong Hwa (김동화) est né à Séoul en 1950. Il commence sa carrière comme dessinateur animalier, notamment pour des ouvrages destinés aux enfants. Grâce à son talent de dessinateur, il se fait connaître de plusieurs maisons d'éditions. En 1975 il commence une carrière dans la Bande Dessinée avec son premier manhwa : Mon firmaments. Ses bandes dessinées s'adressent surtout à un public adulte. Grâce à ses histoires, à la fois profondément ancrées dans la culture coréenne et accessibles à tous par leur humanisme, il aura la reconnaissance du grand public.
La bicyclette rouge est sa première oeuvre parue en français.
 
Manhwa du même auteur parus en français :
  •  Histoires couleur terre, chez Casterman
  •  Histoires de Kisaeng, chez Paquet
  •  La Mal aimée, chez Casterman
  •  Les Nourritures de l'âme, chez Casterman
 
 
 

* le sonyun-manhwa est l'équivalent du shonen dans le manga japonais, c'est à dire s'adressant principalement à un public de jeunes garçons.
J'ai trouvé cette classification sur la fiche de La bicyclette rouge sur le site de Manga News, qui d'ailleurs précise que l'oeuvre est accessible pour les 8 ans et +. Je pense que si Manga News le classe dans cette catégorie c'est parce qu'il n'y a aucune scène violente ou choquante, ce qui le rends accessible pour les plus jeunes. 
Personnellement, je trouve que ce manhwa s'adresse surtout à un public adulte, avis que partage son éditeur français, car le public adulte me semble plus enclin à apprécier la poésie dans le quotient somme toute assez banal de ce facteur. Mais il peut plaire aussi à un public plus jeune. Ma fille, qui l'a également lu, l'a beaucoup aimé.
 
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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 20:53

  les-fils-de-la-terre.jpg

 

Série en 3 tomes de Jinpachi Môri (scénario) et Hideaki Hataji (dessin), parue au Japon en 2002 aux éditions Shûeisha. La version française de ce seinen a été publié par Delcourt, dans sa collection Ginko (2007). 

 

les-fils-de-la-terre-T2.jpg

 

Résumé :

Le Premier Ministre charge un jeune fonctionnaire du Ministère de l'éducation, de la culture, des sports, de la recherche et de la technologie d'une étrange mission : en trois ans il doit trouver un moyen de faire en sorte que la moitié des étudiants ayant intégré un lycée agricoles choisissent comme voie professionnelle l'agriculture après leur diplôme. L'autosuffisance alimentaire du Japon est en danger et les campagnes se vident de leurs agriculteurs. Il faut urgemment trouver des solutions.

      les fils de la terre 1

 

Alors que les supérieurs du jeune fonctionnaires voient déjà en lui le futur bouc émissaire de l'échec de la politique du gouvernement en matière d'agriculture.  Ce dernier, trop naïf, ou trop idéaliste, prends à coeurs sa nouvelle mission. Envoyé comme professeur dans un petit lycée agricole au fin fond des montagnes, il va vite se rendre compte qu'il ne connaît rien au monde de l'agriculture et que sa mission s'avère bien plus difficile qu'il ne l'avait tout d'abord cru.

 

Dans ces premiers chapitres, la vision que l'auteur donne des fonctionnaires est assez négative. Bien que son personnage principal, le jeune fonctionnaire du Ministère de l'éducation, soit à l'opposé du stéréotype négatif du fonctionnaire, les autres semblent être plus intéressés par les pirouettes politiques et leur ascension sociale que par la volonté d'améliorer la société, indépendamment des mouvement politiques, auquel il n'est fait aucune allusion. Bien que cette vision soit délibérément caricaturale, elle reflète bien l'image que la population nipponne se fait de son administration et de ses hommes politiques. J'en veux pour preuve les faibles taux de participations qu'enregistrent les élections au Japon. En retrouve souvent dans la littérature cette image du fonctionnaire corrompu et carriériste, en tout cas, le thème est récurrent dans les manga, même s'il n'occupe pas une place principale dans les intrigues.

 

 Mais je m'égare. Revenons au manga qui nous intéresse aujourd'hui. Prenant sa mission à coeur, le jeune fonctionnaire décide d'aller à la rencontre du monde agricole, tout d'abord en se rapprochant des vieux paysans qui habitent un hameau perdu, non loin du lycée ou il enseigne. Puis, plus tard il sera amené à voyager à travers le Japon pour aller à la rencontre de nombreux producteurs qui explorent des voies alternatives. Il sera accompagné dans cette découverte par un jeune paysan du hameau.

 

        les-fils-de-la-terre-extrait.jpg

 

Critique :

Les fils de la terre est le manga qui m'a donné envie de m'intéresser au genre. J'en avais déjà lu avant, mais je n'arrivais pas à accrocher. Sans doute par manque d'expérience, coutumière de la BD franco-belge, j'ai eu un peu de mal à m'habituer aux dessins noir et blanc et aux découpage des cases. Mais aussi parce que les intrigues des manga que j'avais eu l'occasion de lire n'avaient pas attiré mon attention. Avec les fils les fils de la terre, j'ai été séduite par le thème traité. Ce manga met en image un problème socio-économique qui touche bon nombre de pays développés et tout particulièrement le Japon : la remise en question de l'autosuffisance alimentaire, l'exode rural qui a vidé les campagnes de leur habitants, ainsi que les difficultés que connaissent les petits producteurs qui ont de plus en plus de mal à vivre de leur production.

 

Bien que le sujet soit sérieux, il est traité avec légèreté et beaucoup d'humour. On y retrouve des personnages sympathiques, habité par une forte volonté caractéristique du personnage de manga, qui ne se laissent pas abattre par les difficultés rencontrées en chemin. Le  graphisme, tout comme la nature des personnages, est assez classique et rappelle plus le style shounen que seinen. Cependant il est fluide et agréable.

 

Un bon manga, qui nous parle d'un sujet inhabituel. Je vous le conseille vivement.

 

 les-fils-de-la-terre-T3.jpg


Delcourt met à votre disposition les 40 premières pages de la série : link

 

Autre manga de Mori Jinpachi (scénario) paru en France :  Tojikarao

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 17:00

une longue route

 

Connaissant ma passion pour les manga, ma mère m'a ramené, d'une de ses escapades bruxelloise, ce superbe one-shot (un seul volume) de Fumiyo Kouno. Je ne connaissais pas du tout cette mangaka et je dois remercier ma mère ainsi que le libraire qui l'a conseillé pour ce joli cadeau.

 

Côté technique : Une longue route est un seinen, dans le genre tranche de vie. La vesrion française est publié par Kana dans la collection "Made In". Titre original :  長い道 (nagai michi).

 

Résumé :

Sôsuke et Michi forment un drôle de couple. Lui, il n'arrive pas à garder un job, court après les jolies filles et se retrouve toujours sans un rond. Elle, elle lui a été envoyé par son père. Ce dernier a gagné la main de Michi pour son fils un soir de buverie. Michi n'a rien des jolie filles sexy qui plaisent à Sôsuke, mais les voilà mariés. Elle est gentille, il ne peut pas la mettre à la porte... C'est ainsi qu'il commencent leur vie commune. Petit à petit ils vont s'habituer l'un à l'autre.

 

Critique :

Un dessin sobre, tout en douceur qui nous séduit par sa simplicité. Des personnages atypiques, drôle et attachant. Une longue route est un de ces manga où il ne se passe rien mais qui nous font passer un très agréable moment.

 

    une longue route image2

 

 

Quelques mots sur l'auteur :

Fumiyo Kouno est née en 1964 à Hiroshima. Après avoir arrêté ses études à l'université de Hiroshima elle part vivre à Tokyo ou elle commence à travailler comme assistante d'un de ses ami, devenu mangaka. C'est en 1995, avec Machikado Hana Dayori (non disponible en français) que sa carrière de mangaka décolle. elle continuera a travailler comme assistante tout en produisant ses propres manga.

 

Une longue route s'inspire d'un manga du même nom du mangaka Yu Takita, pionier du genre manga autobiographique. Son manga Nagai michi (indisponible en VF) racconte le quotidien calme d'un couple. Ayant beaucoup apprécié ce manga, Fumiyo Kouno a voulu faire la même chose, mais au fil des page son manga a pris une tournure bien differente de celui de Yu Takita, notament sur la personnalité de ses personnages principaux.

 

Deux autres des ses oeuvres sont disponibles chez Kana: Pays des cerisiers (one-shot), récit bouleversant sur la tragédie d'Hiroshima, et Pour Sanpai (2 volumes) ou un sexagénaire veuf découvre le carnet où sa femme a noté tout ce qui pourrait lui être utile, des goût de sa petite fille, aux recettes de cuisine. Tous deux sont des seinen.

Un quatrième manga de Fumiyo Kouno est disponible en français, c'est un manga pour enfant (kodomo) publié chez Glénat : Koko, one-shot mettant en scène la vie d'une jeune collégienne qui adopte un coq. 

 

  mangas-de-Fumiyo-Kono.jpg

 

Fumiyo Kouno était à Paris le 4 mars 2012, dans le cadre de Planète Manga au Centre Pompidou. A cet occasion l'equipe de Manga News a pu la renconter, vous pourais lire l'interview sur leur site : link

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