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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 08:48

Encore une lecture que je dois au Challenge de février du Club Shojo, shonen en provenance de la bibliothèque privé de A-chan.

 

 

pandora-hearts-1-square.jpg

 

Titre VO : パンドラハーツ


Auteur : Mochizuki Jun

 

Éditeur VO : Square Enix

 

Année première édition : 2006

 

Éditeur FR : Ki-oon

 

Nombre de tomes : 17/19 (toujours en cours au Japon)

 

 

 

 

 

 

Résumé :

 

Oz est le riche héritier d'une des quatre famille ducales qui détiennent le pouvoir dans le pays. Il s'apprête, le jour de ses 15 ans, à passer la cérémonie du passage à l'âge adulte. Mais la cérémonie ne se passe pas comme prévu. D'étranges personnages encapuchonné vont manipuler Gil, le valet de Oz, et envoyer ce dernier dans l'Abysse, une étrange dimension parallèle où sont envoyé les grands criminels. Pourquoi Oz est-il envoyé dans l'Abysse ? Quel crime a-t-il pu commettre ? Lui-même n'en a aucune idée.

 

Une fois dans l'Abysse, il va rencontrer une jeune fille : Alice. Celle-ci est une chain, soit unes des ces étranges et dangereuses créatures qui vivent dans l'Abysse. Elle va passer un pacte avec Oz pour que tout deux puissent s'échapper de l'Abysse.

 

Une fois dehors, ils seront récupéré par l'organisation Pandora, qui traque les contractant illégaux. Oz et Alice vont collaborer avec Pandora en échange de leur aide pour retrouver la mémoire d'Alice et aider Oz a comprendre pourquoi il a été envoyé dans l'Abysse.

 

 pandora-hearts-alice-oz.jpg

 

Mon avis :

 

A priori c'est pas mon genre. J'irais pas le choisir dans une librairie. Mais tout comme avec Five, j'ai voulu profiter du Challenge du Club Shojo pour sortir de mes lectures habituelles et fouiller dans la bibliothèque de A-chan, qui m'a d'ailleurs aidé à choisir quelques titres.

 

Avec Five je testais le shojo life-school. Ici on est dans le shonen fantastique pour filles. Heu... mais les shonen, ce n'est pas les manga pour jeunes garçons ? Si, en principe. Mais bien sûr, beaucoup de filles lisent aussi. Et pour elles, il en  existe des particulièrement bien adapté : le shonen gothico-fantastique. Pourquoi est-ce que je prétends qu'il s'agit d'un shonen pour filles ? Tout simplement parce qu'on y trouve tout le fan service. Si le ecchi allie action, humour et petite culotte pour le plus grand plaisir de ces jeunes messieurs, ici on à la belle brochette de bishonen pour séduire ces demoiselles.

 

Mais Pandora Heart ce n'est pas QUE du fan service. L'ambiance m'a tout de suite fait penser à Black Buttler, autre shonen gothico-fantastique dont les demoiselles raffolent. Tout comme dans ce dernier, on retrouve ici une ambiance vieille Europe, un héros en culotte courtes, un serviteur aux cheveux noirs et une intrigue fantastique. Mais la comparaison s'arrête là. L'intrigue est bien différente et ne manque pas d'intérêt.

 

Si le début est un peu lent à se mettre en place, l'intrigue devient intéressante dès la fin du premier tome. En tout cas suffisamment intéressante pour qu'on ai envie de lire la suite. Suite qui, fini par se complexifier de plus en plus. Peut-être même un peu trop. Très vite on retombe dans des longueurs. Ce qui peut en décevoir certains. On aurait envie d'entre plus vite dans le vif du sujet.

 

Les références à la littérature occidentale y sont nombreuses, Alice, Oz, les lapin et j'en passe mais toutes ces références sont jetées là, pelle-mêle, sans donner vraiment du sens. En tout cas moi je n'en ai vu aucun.

 

Si je taquine les lecteurs et lectrices de ce style de manga, en l'appelant shônen pour filles, il est évident que les garçons en lisent aussi (non je précise parce que sinon il y en a qui vont se fâcher). Les premiers volumes n'était as une lecture désagréables, mais au bout des 3 tomes que j'ai lu, l'histoire en est toujours au même point. On a une révélation, et quelle révélation : tout le monde s'en doute dès le début... Pour le reste l'intrigue n'avance pas. Pour ces raison, je ne m'achèterai pas suite, mais si on devait me la prêter je les lirais sans doute ;)

 

pandora-hearts-574872.jpg

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 08:14

 romance-d-outre-tombe.jpg

 

One-shot de Natsuki Sumeragi regroupant 3 contes :

 

L'histoire du Temple Shuzen (après l'histoire originale de Kidô Okamoto) :

La fille d'un sculpteur de masques rêve d'entrer au service d'un noble. Son rêve se réalise quand le Shogun Yori-ié Minamoto l'amène avec lui. Mais le rêve sera de courte durée, le Shogun, victime de complot, connaîtra une fin tragique.

 

L'ogre de Sôzudono :

Le frère cadet d'un dignitaire de la cour utilise une légende locale qui prétend qu'un ogre vit à Suzudono pour assassiner son frère aîné et hériter de son poste. Mais le fils de ce dernier n'est pas dupe.

 

 

Romance d'outre-tombe (d'après Liang Sha-bo et Zhu Ying-tai) :

Ying-tai, jeune fille de bonne famille veut partir étudier, mais cela est impossible pour une femme. Sa ténacité finira par convaincre son père de la laisser partir, déguisée en homme, mais pour un an seulement. A l'école elle se liera d'amitié avec un jeune homme. Leur amitié va se muer en amour, mais ce n'est pas ce que la famille de Ying-tai avait prévu pour elle.

 

De la romance oui, mais d'outre-tombe...

 

Le dessin de Natsuki Sumeragi est superbe. Elle nous amène dans le Japon des "samouraïs de l'Est", à la cours de Heian et même dans la Chine des Tang. Un voyage réussi. Les histoires sont classiques, mais très bien réalisées. C'est beau, émouvant et même terrifiant (l'histoire de Yori-ié est vraiment terrible!).

 

Une lecture très agréable qui ouvre une porte vers la culture classique japonaise et chinoise et donne envie d'en savoir plus. Le dessin, à l'instar des histoires, est très classique. Cependant il est très beau, très doux, les visages androgynes et les tenues sont d'une très grande élégance. Si la première et la dernières histoires s'inspirent de récits existant, l'ogre de Sôzudono est une création de Natsumi Sumeragi et je la trouve très bien construite. Bien que très courte, la chute est excellente.

 

La première lecture de ce manga (il y a longtemps, alors que je découvrait à peine les manga) ne m'avait pas spécialement marqué. J'en gardais un souvenir assez vague. A la relecture, je l'ai beaucoup plus apprécié et ai très envie de découvrir les autres manga de l'auteur.

 

natsuki_sumeragi.jpgNatsuki Sumeragi

 

 



Le coin des curieux :

 

L'histoire du temple Shuzen :

Ici la mangaka s'inspire directement d'une pièce de kabuki : Shuzenji monogatari (修善寺物語). Cette pièce, écrite en 1908, eu un grand succès et fit connaître son auteur, Kidô Okamoto (岡本 綺堂) (1872-1939) qui, par la suite écrivit de nombreuses pièces de kabuki mais également des roman policier. Il est connu pour sa série Les enquêtes de l'inspecteur Hanshishi, ambienté dans le Japon féodal d'Edo.

 

De cet auteur très prolifique, les Éditions Philippe Picquier, proposent Fantômes et kimonos et Fantômes et samouraïs. Pour en savoir plus, aller sur le site de l'éditeur : link

 

La pièce de Kidô, Shuzenji monogatari, s'inspire à son tour de la vie de Minamoto Yoriie (源 頼家(1182-1204), deuxième shogun du bakufu de Kamakura. Celui-ci avait été envoyé en exil au Temple de Shuzen ou il fut assassiné en 1204, alors qu'il n'était âgé que de 22 ans. Le meurtre fut commandité par son propre grand-père qui usurpa le pouvoir de shogun. Dans le musé du Temple (toujours existant de nos jour) on peut voir un masque qui, selon la légende, représente le visage de Yoriie déformé par la mort, il fut empoisonné.

 

Yoriie-s-mask.jpgMasque de Minamoto Yoriie 

Sources : Shuzenji Temple

 

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:04

furari - vue de Edo

 

Avec Furari, on retrouve Taniguchi tel qu'on le connaît. Un homme marche et regarde autour de lui. Ici c'est un géomètre cartographe qui arpente les rues d'Edo. Il compte ses pas pour mesurer les distances et, chemin faisant, il observe les paysages, fait des rencontres, s'identifie aux animaux qu'il croise et tente de voir le monde à travers leurs yeux l'espace d'un instant.

 

Furari n'est pas une surprise, on y retrouve des thèmes que l'auteur traite ailleurs. Tout de suite on pense à Le Promeneur, qui, de façon différente nous montre les rues de la même ville, devenue depuis Tokyo. Les deux marchers, s'ils ne partagent pas la même époque, ni le même but, ont en commun la capacité de s'émerveiller des petits détails que le paysage urbain leur offre.

 

Furari signifie "au gré du vent", nous c'est au gré des pages qu'on découvre la ville d'Edo et le mode de vie de l'époque. Ce qui ajoute un plus pas inintéressant au lecteurs curieux de l'histoire japonaise. On y découvres des paysages qui rappellent les estampes Ukiyo-e et tout particulièrement celles de Hiroshige.

 

                 furari - le milan  Hiroshige-Utagawa-Sun

Dans le Milan dessiné par Taniguchi on reconnais tout de suite celui de Hiroshige (Cents Vue de Edo)    

 

Plus loin on voit également des renards qui me rappellent une autre estampe de Hiroshige. 

 

 

Autre pan de la culture japonaise que ce manga nous fait approcher : la poésie et plus particulièrement les haiku. Avec notre cartographe marcheur, nous faisons la connaissance d'un jeune poète du nom de Issa. Issa est un célèbre poète japonais (1763-1828). Ici Taniguchi le met en scène alors qu'il n'est pas encore connu. Les deux hommes parleront poésie, puis, ensemble ils s'interrogeront sur le mode de vie des poètes, qui eux aussi marchent, voyageant pour faire connaître leur art.

 

 furari-copie-1.jpg

 

 

Si la rencontre avec Issa est très intéressante, celle avec un vieux cerisier, une libellule, ou un pêcheur ne le sont pas moins. A chaque chapitre une nouvelle marche, une nouvelle rencontre. 

 

Un manga comme Taniguchi sait les faire, tout en poésie, rempli de petits riens, un vrai plaisir à lire.

 

furari.jpgTitre VO : ふらり 

 

Auteur : Jirô Taniguchi

 

Éditeur VF : Casterman, collection écriture

 

Éditeur VO : Kôdansha

 

Prépublication : Morning

 

Année : 2010

 

Type : seinen

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 09:30

C'est suite à un appel lancé sur la page facebook de Ma petite Médiathèque dans lequel je demandais quelques conseils concernant des lectures shôjo que j'ai lu River's edge.

 

Quel est le rapport entre le shôjo et River's edge ? A vraie dire il y en a aucun, ou presque. La conversation est passé du shôjo au josei et du josei à Okazaki Kyokô qu'on m'a présenté comme "la mère du josei". Une mangaka a connaître.

 

Du coup, ben je suis allée voir ce qu'elle avait écrit, parmi ses titres, le résumé de celui-ci m'a intrigué et en plus, je l'ai trouvé d'occaz. Ni une, ni deux j'ai commandé et deux jours plus tard je faisait la connaissance de Okazaki Kyokô (enfin, de son travail).

 

Une fois le manga chez moi, en l'ajoutant à ma collection sur Manga News, j'ai découvert qu'il s'agit d'un seinen. Pour mon objectif "découverte du manga pour femme" c'est raté, mais je regrette vraiment pas de l'avoir acheté.

 

river_edge.jpg

 

Résumé :

 

3 adolescents qui n'ont rien en commun vont se retrouver réuni par un étrange secret : la découverte d'un cadavre sur les berges de la rivière derrière le lycée. Ces trois adolescents sont confronté à la dureté de la vie chacun d'une façon différente, chacun doit faire face à ses propres difficultés. La complicité que crée le partage de ce secret leur offre un moment de répit.

 

 

Ce que j'en pense : 

 

Le dessin est pas joli, je dirais même plus, il est moche. Très simple, stylisé, peu soigné... Et j'avoie que ça m'a un peu rebouté quand on m'a parlé de cette mangaka. Mais on m'avait assuré que les histoires valent vraiment le coup, j'ai fait confiance et passé le cap de cette première impression négative. Et j'ai bien fait. Parce que c'est pas joli mais le style de Okazaki Kyokô se marie très bien avec le scénario de ce manga. A l'instar de son coup de crayon, les personnages sont des ados brouillons, pas fini et pas très jolis jolis. 

 

Dans River's edge pas d'héroïnes candides aux grands yeux brillants, mais des filles paumées qui couchent, qui fument, il y en a même qui vomissent après chaque repas. Pas de jeunes lycéens courageux défendant de nobles valeurs de camaraderie non plus. Non, ici, il y a des garçons violents qui prennent plaisir à tabasser leur camarade et Yamada, le souffre douleur, qui reçoit des coups sans rien dire, un petit copain qui couche avec la meilleur amie de sa copine... Que du joli monde ! River's edge nous décrit des jeunes dont le mal de vivre sonne sans doute plus vraie que ces romance où le courage et la perseverance l'importent toujours. Ici pas de nobles valeurs, pas de héros ou de héroïnes.

 

Dans le lycée que Okazaki nous décrit, on n'a pas vraiment envie d'y aller. Elle ne nous fait pas regretter notre jeunesse non-plus. En cela je la trouve juste. Car oui, l'adolescence c'est pas tout rose, c'est pas toujours facile et pour certains c'est carrément dur. Les personnage que la mangaka nous donne à voir sont plausibles. Ils sont mal dans leur peau, ils sont pressés de passer à autre chose, ils veulent être ailleurs.

 

River's edge n'est pas pour autant un triste tableau noir. S'il nous montre des personnages en mal de vivre, il est aussi plein d'espoir car ces même personnages sont plus fort qu'il n'y parait et on sait qu'ils vont s'en sortir. Ils suffit de tenir bon, encore un peu, et de grandir. 

 

Et au final, il ne reste rien de cette première impression que le dessin de Okazaki peut laisser au début, on fini même par l'aimer. D'ailleurs, chose étrange, le trait m'était familier, cela me faisait vaguement penser quelques chose que j'aurais déjà lu, mais je n'arrive pas à savoir de quoi il s'agit. En tout cas c'est le premier manga de Okazaki Kyokô que je lis. A la réflexion, l'ambiance de River's edge me rappelle  Déviances de Tôme Kei, qui bien que moins violent, montre des ados tout aussi désabusé. Dans le dessin aussi on trouve quelque chose de similaire.

 

Petite anecdote : en cherchant des infos sur le net je suis tombé sur un film américain de 1986 qui s'intitule River's edge et où il est question d'ados et d'un cadavre sur les rives d'une rivière. L'histoire du film n'a en elle même rien à voir avec celle de Okazaki, mais je trouve que cela fait beaucoup de coïncidences pour un simple hasard, non ?

 

 

 

River s edge-00-takarajima

Titre VO : リバーズ・エッジ


Auteur : Okazaki Kyokô (岡崎京子)

 

Publication au Japon : Takarajimasha - 1994

 

Editeur Fr : Casterman, collection Sakka

 

one-shot

 


 


 

Carolus en parle aussi et c'est sur le Furum du Club Shôjo que ça se passe.

 


Vous avez des conseils, des suggestions ? N'hésitez pas à laisser un commentaire ou un message sur la page Facebook de Ma petite Médiathèque.

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 05:20

Il y a quelques jours j'ai reçu un mail de Kana pour m'informer de mises à jour de leur site et (c'est là que ça devient intéressant) que, pour les abonnés à leur newsletter, kana donnait accé à la totalité du tome 1 de It's your wold en ligne. vous pensez bien, j'ai tout de suite cliqué sur le lien. D'autant plus que je m'était récemment renseigné sur ce titre.

 

its_world_01.jpg

 

Résumé :

Hiroya, jeune collégien japonais, déménage avec sa famille à Paris. Il va devoir faire face aux difficulté de l'intégration, la barrière de la langue ne l'aidant pas beaucoup. Il arrivera tout de même à se faire une petite place et à s'habituer aux nouvelles moeurs locales (ah! ces français et leurs bises...)

 

its-your-world-2-kanaTtitre original : Its your world

 

Auteur : Kawakami Junko

 

éditeur français : Kana (collection Made in)

 

première publication : 2008

 

2 tomes (toujours en cours)

 

Type seinen, genre tranche de vie.

 

 

 

Mon avis :

 

C'est léger, parfois un peu stéréotypé, mais assez vrai. Sans pousser trop loin dans la réflexion, It's your world met en évidences les difficulté que l'on éprouve en débarquent dans un nouveau pays. Il faut tout( ou presque) désapprendre. C'est parfois fatigant, démoralisant, mais on y réfléchissant bien, les gens sont finalement partout les même. Et pour peu qu'on fasse des effort, on arrive à  se faire une petite place dans ce nouveau monde.

 

Le ton est léger mais juste. Je me suis identifié facilement au héros, ayant moi-même vécu une histoire similaire. It's your wold finalement, is my world. Et Hiroya ne s'en tire pas si mal. Bien que certaines scènes sonnent parfois un peu cliché, c'est vraiment comme ça que ça se passe. Je pense notamment à la scène où, au début de l'histoire, Hiroya et sa soeur annoncent à leur camarades de classe leur départ pour la France. cela m'a bien fait sourire et je me souvient encore de la réaction de mes anciens camarades quand je leur ai annoncé la même nouvelle, leur réaction était encore plus cliché que dans le manga !

 

Ni fous rires ni larmes, mais une succession de moment de vie de se jeune expatrié qui me font sourire, me ramènent au "bon vieux temps". Une lecture très agréable. Le dessin est simple, assez classique, pas particulièrement chiadé, mais efficace. Un bon manga, quoi.

 

Pour conclure : Merci Kana ! Maintenant j'ai bien envie de lire la suite (mais il y a d'autres titres en haut de ma wishlist, alors ça sera pas pour tout de suite).

 

it-s-your-wold-planche.jpg

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 08:27

Nous avons reçu ce manga en cadeau lors d'une opération promotionnelle de l'éditeur : pour deux manga acheté on recevait un troisième gratuit choisi parmi une section de titre faite par l'éditeur. J'en ai profité pour acheter la suite de Bakuman et Five était la surprise qui l'accompagnait.

 

Cette opération ne date pas d'hier, elle a eu lieu l'été dernier mais, depuis, ces manga ont rejoint la bibliothèque de A-chan. Je n'y ai pas mis les pieds depuis plusieurs mois. C'est le challenge lancé par le Club Shojo sur le forum qui m'a donné l'idée d'aller piquer quelques manga sur ces étagères là, dans l'antre de la bête. Bête fort sympathique, puisque quand je lui ai fait part de mon projet, elle m'a dit "bouge pas", a disparu dans son antre et en est ressorti les bras chargé de shojo et de shonen. Que des titres que je ne connaissez pas, à l'exception d'un que je lui avais déjà piqué (Library wars - Love & Wars).

 

De cette pile j'ai donc tiré Five, occasion de relever à la fois le défi lancé par le Club Shojo et mon défi perso : lire du shojo en 2013. Et avec Five je ne pouvais pas plus mal tomber : plus shojo tu meurs !

 

five-1-kana.jpg

 

Résumé :

 

Hina, jeune lycéenne qui a passé sa jeune vie à déménager au grès des mutations de son père, va intégrer un nouveau lycée et elle se réjouit : ce sera le dernier, fini les déménagements, elle va enfin pouvoir se faire des amis. Mais voilà qu'à sa plus grande surprise, elle se retrouve dans une classe rassemblant la crème de l'école et qui ne compte qu'une seule fille, Hina elle-même. Le tops 5 de cette classe, les 5 plus beaux, plus intelligents et plus indisciplinés élèves de la classe vont prendre Hina sous leur aile. Hina qui ne se laisse pas impressionner remet Toshi, le plus beau mec du lycée en place dès son arrivé. Ce qui lui vaudra avoir, la première, touché son coeur. Ce coureurs de jupons est-il sincère envers Hina ? Ou la fait-il marcher ? Que de suspens ! (non je rigole, il y a pas de suspens du tout!)

 

Fiche technique :

Titre VO : ファイブ

Auteur : Shiori Furukawa

Année première parution : 2004

Éditeur VO : Shûeisha

Éditeur VF: Kana, collection Kana-shojo

Nombre de tomes : 15 (terminé)

 

Mon avis : 

 

On prends tous les cliché du genre shojo life-school, on secoue bien et voilà : Five est servi. Tout y est : l'héroïne naïve et spontanée, le harem dans lequel l'héroïne qui rêvait d'amour va pouvoir faire ses emplettes... Côté bishonen il y en a pour tous les goût :

  • le populaire : premier au classement, beau, rebelle, adulé par toutes les filles du lycée qui se disputent ses faveurs. Bref, l'incontournable prince du lycée.
  • le sportif.
  • l'enfantin.
  • le beau ténébreux laconique.
  • et bien sur l'intello.

Quelle originalité ! On avais jamais vu ça avant.

 

Mais le manque d'originalité ne s'arrête pas là. Le scénario est aussi creux que le point de départ. On n'a aucune surprise. L'héroïne, par sa pureté et sa naïveté complètement anachronique (on est au XXI siècle, m***), doublé d'une bonne dose des spontanéité et de sincérité, va conquérir le coeur de ses jeunes fougueux et réussir là où aucune fille n'avais réussi avant, toucher le coeur de Toshi, à moins qu'il ne joue la comédie. Là encore on a un goût de déjà vu

 

Du déjà vu donc, mais puisque c'est une recette qui marche, la mangaka aurait tort de se priver. Le problème ce n'est pas tellement que la trame de fond soit banale, c'est qu'ici il n'y a pas ce petit plus qui nous ferait aimer une série dont on connais déjà toutes les ficelles. Non, ici il y a rien. Que du cliché. Et du gros cliché, qui a eu au moins le mérite de me faire sourire toutes les deux pages tellement c'est gros.

 

Commençons par le commencement. Page 6, alors que Hina vient arriver au lycée et que le professeur l'escorte jusqu'à sa nouvelle classe, elle croise dans les couloir un couple qui s'enlace. Sa réaction est immediate :

Beurk ! Je cherche l'amour, bien sûr, mais rien d'aussi dégoûtant...

 

My God ! Mais que faisait donc ce couple dans les couloir de l'école ? Rien, rassurez-vous. Il ne s'embrassent même pas. Le garçon tient une fille son ces bras, celle-ci qui fait une bonne tête de moins que lui (comme il se doit) enfuis la tête dans son épaule enlaçant de ses deux bras le coup du jeune homme.

 

Beurk ! mais qu'on conduise ces deux dévergondé au bûcher, faire de pareille choses en public ! A-t-on déjà vu ça ?

 

Bon, je me moque, mais faut replacer ça dans son contexte. Je ne suis jamais allée dans un lycée japonais mais j'imagine aisément que les moeurs n'y sont pas si légère que dans les lycée français. Et pour tout vous avouer, j'ai eu un peu près la même réaction la première fois que j'ai mis les pieds dans une école française. J'étais vraiment choqué par ces comportement libertins. Enfin, s'embrasser dans la cours d'école, voyons, vous n'y pensez pas !

 

Va pour cette remarque vieux jeu. On continue la lecture. Et là, j'ai pas le temps de lire deux pages que je souri déjà. Elle arrive dans sa nouvelle classe et surprise ! Il n'y a que des garçons. Passons sur le fait que cette "surprise" manque totalement d'originalité scénaristique, mais intéressons nous plutôt aux explication que nous propose la mangaka : la classe A+ que Hina vient d'intégrer regroupe les meilleurs élève de l'école et Hina est la première fille a attendre le niveau pour y accéder. Pourtant il suffit de s'intéresser ne serais qu'un peu à l'univers des études, consulter quelques statistique pour savoir que, dans la vraie vie, les femme ont globalement de meilleurs résultats scolaires, et font des études plus longues. Ce lycée doit faire sans doute office d'exception...

 

Après cela, il y a des clichés, encore des cliché... Je ne vais pas m'amuser à tous les énumérer, ça serait beaucoup trop long. J'ajouterais juste que si globalement le titre manque d'originalité, quand la mangaka veut nous proposer des petites idée sympa, ben... ça fait flop ! Comme avec cette fête du sport complètement absurde, mais pas assez loufoque pour être drôle. C'est juste absurde. Et tout ce que j'ai pue me dire en la lisant c'est "mais bien sûr. Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'allu" (vous avez vu ces références culturelles de ouf!).

 

Reste les personnages. Mais là encore, la mangaka n'arrive pas à me convaincre : Hina est sympa, a un fort caractère qui vient compenser son excessive naïveté, mais les autres personnages manquent de profondeur. On nous esquisse vite fait Toshi, le populaire. Quant aux autres garçon, il sont là juste pour faire joli. Rien ne les rends particulièrement sympa ou attachant, il sont des stéréotypes purs et durs, sans rien de personnel.

 

five.jpg

 

Côté graphisme, alors ? Je trouvais les couvertures super jolies, et elle me laissait croire que il y  aurais du peps, du nouveau, quelque chose dans ce titre. Publicité mensongère ! Les couvertures sont très bien réussies, mais à l'intérieur, le dessin est aussi plat que le contenu de l'histoire. Un dessin très typé shojo, et qui n'est même pas joli. De trop gros yeux, qui restent assez inexpressifs. Inexpressif c'est justement le mot qui qualifierait le mieux ce dessin qui n'apporte rien de bien nouveau. Un point positif tout de même : la mangaka a un bon sens du découpage et du rythme ce qui rend la lecture dynamique et plutôt plaisante. Sans doute le titre aurais été mieux réussi avec l'aide d'un scénariste.

 

Pour conclure, voilà un titre stéréotypé qui n'a pas le petit plus qui peut le rendre intéressant et qui ne me donne pas du tout envie de lire la suite. Je dirais même que c'est l'exemple même de ce qui me fait dire : "j'aime pas le shojo".

 

N'hésitez pas à laisser vos impression sur ce titre, ici (un petit com fait toujours plaisir) ou sur le forum du club shojo ou vous trouverez des avis partagé, si certaines shojophiles ont été déçue par ce titre, d'autres semblent beaucoup l'aimer. Comme qui dirait, "à chacun ses shojo" ;)

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 15:52

Même principe que pour le premier panier : des tomes  de manga piochés au hasard sur les étalages pas cher. Je prends tous ce que je trouve pour découvrir des auteurs et des éditeurs, me faire une idée avant de chercher à en savoir plus.

 

Aujourd'hui c'est un tout petit panier, avec 2 tomes seulement. Deux seinen au style très différent : 

 

Red Garden - T2 :

 

Manga que j'ai eu le plaisir de découvrir sous le sapin. bien que je n'ai pas lu le tome 1, je n'étais pas perdue. Ce tome deux commence par un bréf résumé du tome précédent et la présentation des personnages principaux, ce qui m'a parmi de m'y retrouver sans proplèmes. 

 

L'histoire : 4 jeunes femmes ont été assassinées en cherchant leur amie commune Lise. Bien que martes, elle se reveillent sans souvenir de cet épisode. c'est une mystérieuse femme qui leur apprend cette triste vérité et leur annonce qu'elle vont devoir se battre contre des mostres. (tout ça se passe dans le tome 1, je ne fait donc que résumer le résumé).

 

Le tome deux se concetre surtout sur l'une de ces 4 jeunes filles : Kate, la meilleure amie de Lise.  On y voit aussi Claire, tandi une amitié commence à se contruire entre ces deux jeunnes filles dont le seul point commun est d'être des amie de Lise (et aussi de devoir se battre ensemble). Les deux autres n'apparaissent que lors de combat, auxquels, d'ailleurs, elle prennent peu part, puisque c'est surtout Kate, mue par une étrange force, sa volonté de survivre et peut-être aussi manipulé par autre chose, qui défonce tous les méchants monstres. Mechants oui, parce qu'il s'agit de tuerou être tué. Mais que se cache vraiment derière ses humains qui deviennent soudain des crétures monstrueuses et agréssives s'attacant à détranges jeunes combattantes, toutes mortes et pourtant pourvue d'un corps extaimement puissant ? Difficile de trancher entre les deux camps, les jeunes filles sont manipulé par des personnes fort peu reccomandables qui se battent contre des gens non moins reccomandable mais qui semblent ne rien vouloir d'autres que survivre eux aussi.

 

Si le tome 2 fait la part belle à la kjeune et jolie Kate, on y apprends aussi à connaitre Hérvé, mystérieux jeune homme qui à assassiné les 4 jeunes femmes et qui se bat pour protéger son adorable petite soeur (et oui, il y a toujours une adorable petite soeur) menacée par une terrible maladie.

 

Une histoire classique, certe, mais efficace. Du mystère, de l'action à la pelle. Le tout servi par le très beau dessin de Ayamura Kirihito. Une touche en trop de gotique Lolita à mon goût, mais très beau quand même.

 

red_garden_02_m.jpg

 

 

Scénario : Gonzo

 

Dessin : Ayamura Kirihito

 

Type : Seinen

 

Editeur VF : 12 Bis

 

4 tomes (términé)

 

 

Aya Conseillère culinaire - T4 :

 

Ce tome 4 se focalise principalement sur le personnage de Kowai Ippei, l'associé de Aya, l'héroïne de la série. Celui-ci a une semaine pour apprendre à une starlette qui doit passer dans une émission culinaire à cuisiner. Le problème c'est qu'elle déteste cuisiner. Quelques pages permettent d'en apprendre plus sur l'histoire de Aya, mais, étant donné que je n'ai pa lu les tomes précendents, difficil d'en suivre le fil.

 

Graphiquement ce manga est des plus banal. Pas désagréable, mais il ne dégage rien de particulier. Mais, si vous aimez cuisiner, le thème vous séduira : la gastronomie japonaise. Alors, en lisant j'étais un peu déçue : je trouve qu'on ne nous donne pas assez de détails sur la cuisine. Il y est bien question d'apprendre à cuisiner mais on ne nous fournis pas les info nécessaires pour essayer chez soi. Tant qu'à parler de cuisine, autant y aller à fond, qu'on puisse goûter ! Les cours de cuisine de Ippei ne sont pas inantéressant, mais de là à pouvoir s'y essayer... Mais votre patience sera recompensé ! À la fin du volume on retrouve deux recettes. J'ai pas encore testé. 

 

Pas la série du siècle mais agréable à lire et qui donne l'eau à la bouche. je me laisserais bien tenter par quelques tomes de plus. malheureusement pour moi, la commercialisation en a été stoppé. Je ne sais pas si je trouverais les autres si facilement.

 

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Dessin et scénario : Ishikawa Saburô

 

Supervisé par Kobayakawa Yôsei

 

Type : seinen

 

Editeur VF : Doki Doki

 

5 tomes (terminé)

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 09:24

Cet été je vous avez parlé un manhua franco-chinois qui m'avait enthousiasmé : une vie chinoise. La lecture de la suite m'a bien moins séduite.

 

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Le dessin est toujours aussi intéressant, mais on s'y habitue. L'histoire prend un tournant mois intéressant. Enfin, non, ce n'est pas que l'histoire soit moins intéressante en soi, c'est plutôt que cela ne rentre pas en résonance avec mon resenti et ma sensibilité occidentale. Je m'explique : l'auteur est membre du parti communiste chinois, alors je ne m'attendais pas des critiques ouvertes. Mais là, j'avais presque l'impression de lire de la propagande et cela m'a vraiment dérangé. Bien que les auteurs cherchent à rester neutres, il y a un moment où, avec toute la bonne volonté possible on est obligé de prendre position. Et si cette BD retrace la vie de Li Kunwu, elle est bien obligé de nous faire partager son point de vue sur ce qui se passe en Chine durant les périodes cités. Alors que dans le tome 1 il parle de son expérience dans les brigades rouges tout en les critiquant. On n'aura plus vraiment de critique sur les politiques suivantes. Cela ne doit pas être encore à l'ordre du jour en Chine.

 

Les révoltes étudiantes, les manifs de la place Tian'anmen, le Tibet... autant de sujet qui nous interpellent, nous les occidentaux mais qui ne sont pas importants pour l'auteur, qui prétend que c'est le sentiment que partagent la plupart de ses compatriotes, et je veux bien le croire. Pas important ? Mais alors, qu'est-ce qui est important ? Ce qui compte c'est de rester fidèle au parti ! Un parti qui change de direction comme de chemise ? Oui, mais peu importe ce que le parti veut, il faut vouloir la même chose. À la lecture de la scène où le père, envoyé par le passé dans un camp de rééducation par le parti, et qui, sur son lit de mort, dit à son fils que, quoi qu'il arrive, il doit rester fidèle au parti, je n'ai pas pu m'empêcher de penser le plus grand mal de ce cher monsieur. J'ai eu beau essayer de rester impartiale, de ne pas juger, de me dire qu'il faut respect le point de vue d'une autre culture et blablabla... Il y a des choses qui me dépassent et ce genre de comportement en fait partie. Mais ça ne s'arrête pas là.

 

Qui a-t-il de plus important encore? le progrès. Et là, moi je bondis ! Alors, le pays prend une direction qui nous mène tous droit dans le mur, basé sur un modèle que l'on sait ne plus être viable, basé sur la surconsomation de matière première dont les reserves commencent déjà à fléchir, la production de bien inutiles, la pollution, l'oppression, des nombreux sacrifices au passage... Mais c'est pas grave, ce qui compte c'est de progrès ! Là encore, j'ai beau me dire qu'il s'agit d'un point de vue d'une culture différente, je ne peux pas adhérer.

 

À cause, finalement, de cette idéologie distillé à petites dose homéopathique, mais tout de même présente entre les lignes, je n'ai pas du tout adhéré à la suite de cette série. Il y a quelques bons passages, des tas de choses intéressantes, mais cela m'a laissé un goût amère dans la bouche. J'ai d'ailleurs dévoré le premier tome et mis plusieurs mois à lire la suite, et encore quelques mois à me décider à en parler. Parce que en réalité, cela fait déjà plusieurs mois que j'ai lu les tomes 2 et 3 et ce qui m'en reste, c'est que je n'ai pas aimé.

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 09:37

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui je vais vous parler d'un shôjo. Et pour cette première chronique shôjo je n'ai pas choisi n'importe lequel ! Ce dont je vais parler aujourd'hui c'est d'un shôjo français. Et oui, français.

 

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Si le mot manga sert simplement à désigner la bande-dessiné au Japon. Par sa particularité, le manga est un style à part entière qui attire de plus en plus d'auteurs dans le monde. Bien sûr nous avons vu l'influence du manga sur le manhwa coréen, dont certains auteurs se contentent d'en copier le style pour répondre à la demande du marché. Mais aujourd'hui, le manga attire également des jeunes auteurs occidentaux. Dans certaines bandes dessinées française on sent la forte l'influence du manga, comme par exemple dans Nanami, ou encore l'immeuble d'en face. Si sur le site de l'éditeur, ce dernier est présenté comme un manga français, je ne partage pas cet avis, cela reste différent. Mais le titre dont je vais parler aujourd'hui est un authentique Manga français. Alors, sans plus attende, entrons dans le vis du sujet.

 

Résumé :

 

Kiyoko, lycéenne de 16 ans, ne parle plus à Tommy, un amis d'enfance, depuis 4 ans car il a déçu tous les espoirs qu'elle fondait sur leur relation. Mais voilà que Tommy et sa petite amie vont étudier dans le même lycée que Kiyoko et son frère jumeau. Alors que Tommy rêve de reformer le trio de choc du passé. Kiyoko s'entête, Sashiko devient la victime de harcellement dont seul Keinji, frère de Kiyoko, semble s'apercevoir. Et ce n'est que le début des problèmes ! S'en suivront complications sur complications.

 

 

 

Ce que j'en pense :

 

Avant tout commentaire je me dois de préciser que le shôjo et moi... c'est pas vraiment le grand amour. Les histoires à l'eau de rose, ne m'attirent pas vraiment, je ne suis pas fleur bleu, pas romantique pour un clou... et par conséquence je n'en lis que très rarement. Disons quand le hasard (ma fille) en pose devant moi, ma curiosité me pousse à les lire. J'en ai donc lu assez peu. J'ai vu pas mal d'anime type shôjo mais, ça fait longtemps que je m'en abstient, sauf rares exceptions (Natsume Yuujinchou) car franchement les "je t'aime, moi non plus", j'en ai vite marre.

 

Alors pourquoi parler d'un shôjo ? Pour en dire du mal ? Ben non, justement ! Le titre et la couverture rose avec des petit coeurs me donnerais presque la nausée, mais bon, il était posé juste devant moi. Et puis je savais que l'auteure était française, du coup j'ai pas resisté à la tentation d'y jeter un oeil.

 

numérisation0038Je dois dire que ce premier tome ne m'a pas franchement donné matière à abandonner mes aprioris sur le genre. Une héroïne qui fait d'une petite déception amoureuse de l'enfance, la fin du monde... franchement j'ai passé l'âge (à vrai dire, je ne l'ai jamais eu). Mais le dessin m'a plus, très épuré. Sans tous ces surplus typiques du shôjo avec étoiles, bulles, roses et autre fleurs à profusion. Le dessin me ferais d'ailleurs plus penser à un shônen qu'à un shôjo. Plus clair, plus simple, plus dynamique. Puis les petites caricatures des personnages de Jenny sont à croquer. Du coup l'histoire m'a laissé complètement insensible, mais la dynamique de l'ensemble : dessin, cadrage, scénario, ont fait que fini le premier tome j'ai machinalement commencé le deuxième, sans même m'en rendre compte.

 

Et, en avançant dans la lecture, j'ai commencé à vraiment aimer ce que j'étais en train de lire. L'intrigue devient moins basique, moins niaise aussi. On est plus sur le "petit chagrin d'amour qui est une fin du monde", mais des problèmes de plus en plus graves se greffent sur l'histoire de départ : harcellement, blessures psychologiques profondes, anorexie, et même tentative de suicide. Du tragique en veux-tu en voilà. Mais bien que le scénario devienne de plus en plus tragique (voire même un peu trop, l'auteur s'acharne sur ses pauvres personnages !) le traitement n'est jamais tragique. Je dirais même que les petits problèmes du départ sont traité de façon plus grave que les gros problèmes qui s'en suivent.

 

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Il y a un bel effort de traitement psychologique des personnages, même si on peu se demander si tous les taré de la ville ne se sont pas donné rendez-vous dans le même lycée, tant il y a d'ados à GROS problèmes. Entre la petite Sashiko au lourd passé qui devient victime de harcellement. Akemi son bourreau, jeune fille tyrannique et dangereuse, d'une cruauté peu vraisemblable, Yuki fidèle bras droit pas très bien dans sa tête non plus (je vous dis pas pourquoi, sinon, il y a plus de suspens ^-^) il y a une belle brochette de personnages déséquilibrés. Finalement, le trio de départ se relève le plus normal, aussi peut-être le plus mur, capable de prendre du recul et de chercher des solutions.

 

Tout au long de l'histoire les personnages évoluent énormément et si Jenny à un talent, outre celui de nous offrir un joli dessin très agréable à regarder, c'est de nous maintenir en haleine. Le scénario, objectivement et à posteriori ne casse pas vraiment des baraques, mais une fois le nez dedans, on reste scotché et on enchaîne les volumes les uns après les autres, jusqu'au dernier. "Quoi ? Déjà fini?" se dit-on après avoir refermé le huitième et dernier tome.

 

numérisation0039Alors oui, j'ai aimé un shôjo. Peut-être est-ce justement parce que l'auteure est française qui cela m'a paru plus mature. Enfin, mature n'ai pas vraiment le mot. je dirais moins mièvre, moins fleur bleu. On en est plus au stade du premier baiser (même s'il y en a, c'est un shôjo, tout de même). L'auteure n'hésite pas à aborder des sujet graves tel que l'anorexie, tout un gardant un esprit optimiste de fond.

 


J'ai trouvé que c'était un bon manga. Pas hyper profond, ni un chef d'oeuvre. Mais franchement un très bon manga qu'on lit avec beaucoup de plaisir. Même si à la fin il n'en reste pas grand chose d'autre que le fait d'avoir passé un bon moment.

 

 

 

 

Fiche technique :

Auteur : Jenny

Editeur : Delcourt

Volumes : 8 (terminé)

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 10:15

Ce manga était sur mon étagère depuis des mois. Presque un an. Pourtant, je ne sais pas pourquoi, je ne me décidais pas à l'ouvrir. Comme si j'attendais le bon moment. Mais, quand est-ce le bon moment ? A force d'attendre, j'en avais presque oublié son existence.

 

C'est il ya quelques jours, à la suite d'une conversation sur la page Facebook de Ma petite Médiathèque à propos de Taniguchi, que l'envie m'est venue de lire Le journal de mon père, enfin !

 

Une fois la lecture commencé, je ne l'ai pas regretté. Si je devais avoir un regret, c'est d'avoir tant attendu.

 

 

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父の暦, (Chichi no koyomi)le jounal de mon père 2

 

Jirô Taniguchi (谷口 ジロー)

 

Shogakukan (1995)


Casterman (2007)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'histoire :

Yoichi apprend la mort de son père et doit se rendre dans sa ville natale pour la veillé funèbre et les obsèques. N'étant pas retourné au pays natal depuis 15 ans, ce retour va faire resurgir en lui de nombreux souvenir. C'est à la veillé funèbre que, par la bouche de son oncle Daisuké, Yoichi va apprendre à connaître son père pour lequel il éprouvé une grande rancune depuis l'enfance, n'ayant jamais accepté le divorce de ses parents. Il découvrira des trait de caractère de son père qu'il n'avais jamais imaginé.

le journal de mon père 3

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Pour ce qui est de la forme, je possède une superbe version cartonné. Et même si je préfère, en général lire les manga en sens de lecture original, faut avouer que c'est une belle édition que Casterman nous offre là. Quant au dessin, on reconnais au premier coup d'oeil le trait caractéristique du maître, à la fois réaliste et stylisé. Simplifié au point que ses personnages semblent avoir tous un peu la même tête. Ce qui rend peut être l'ensemble un  peu trop impersonnel. D'ailleurs, quand la femme du protagoniste réapparaît au dernier chapitre, alors qu'on ne la voit pas depuis le chapitre 1, je ne l'ai pas reconnu. N'ayant pas retenu son nom, j'ai mis quelques pages à me rendre compte de l'identité de ce personnage qui semblait important.

 

Le dessin, tout comme l'ambiance me rappellent énormément Quartier lointain, le premier manga de Taniguchi que j'ai lu. Bien que ce dernier aie une dimension fantastique, complètement absente dans le journal de mon père, on y retrouve des thématiques similaires : le retour vers le pays natal et les relation père-fils avec les rancunes et les non-dit qui s'accumulent aux fil du temps.

 

Si le dessin de Taniguchi très épuré est agréable à l'oeil, j'avoue avoir préféré ses dessins plus complexes, plus expressifs de son manga Le sommet des Dieux dont j'aurais aimé vous parler. N'ayant pas encore eu l'opportunité de finir la série, il faudra encore patienter un peu.

 

Mais revenons au journal de mon père !

 

le journal de mon père 4Le scénario est particulièrement réussi. Taniguchi a réussi à nous faire passer les émotions et les sentiments qu'éprouve Yoichi après une longue absence, le ressentiments qu'il éprouve pour son père depuis l'enfance, le traumatisme qu'a laissé en lui le divorce de ses parents... Toutes ces émotions, Taniguchi sait nous les raconter. Il sait aussi nous montrer le faussé qui sépare le resenti d'un enfant et la réalité des adultes qui l'entourent. Peu à peu, en écoutant son oncle lui parler de se père qu'il connaissez si peu, Yoichi se rends compte que le ressentiment qu'il éprouvé pour son père durant toutes ces années, n'était pas justifié. Mais maintenant il est trop tard. Trop tard pour parler à son père, trop tard pour apprendre à le connaître, à le comprendre.

 

Le contexte est triste : on est à une veillé funèbre, les personnages se remémorent des moments douloureux du passé... Mais ce n'est jamais mélodramatique. Tout est exprimé avec tendresse et retenue. Et le ton est juste. En lisant ce manga j'ai pensé à ma propre histoire, à ma propre relation avec mes parents. Et bien que mon expérience soit très différente de celle vécue par Yoichi, j'ai pu m'identifier dans ses réaction d'enfant têtu et obstiné, dans sa rancune et dans son incompréhension. J'ai trouvé cette histoire très émouvante. Cet album était un cadeau de ma mère. Maintenant que je l'ai lu, j'aimerais lui prêter. J'espère que ça la touchera, comme j'ai été touchée.

 

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